jeudi 17 juillet 2008

Madeleine blues (IV)


le jour j approche et il faut que forcing se fasse pour caler ma vieille chronique.

en la relisant je constate que j'appuie un peu pas mal sur l'escalier 6.

ce n'est pas la première fois que je me trouve en butte face à leurs assertions marmoléennes et parfois douteuses, voire révisionnistes ou du moins fallacieuse de l'utilisation de l'histoire de la tauromachie.

leurs éditos distribués pendant la feria sont toujours d'une telle rigueur implacable mêlée à d'intenses et grandes déclarations quasi félibrigistiques d'amour du sud et de sa culture que c'en est glaçant. il me parle d'idéal d'aficion et je vois pointer le comité de salut public et son couperet. faut dire que j'ai la nuque raide. mais j'ai du mal à déglutir parfois.

espérons simplement qu'ils auront retrouvé un local cette année pour qu'on puisse ne pas se contenter de leurs réquisitoire, si brillants soient-ils.



Le problème avec le mercredi c'est que c'est un peu le ventre mou de la fête.


Mon problème avec ce mercredi, c'est que la veille, après les bulles et la soleà por buleria déjà chroniquées, il a fallu continuer à s'instruire. En finissant le marathon de la tchatche et de la soif à la peña escalier 6.

Quand la nuit s'apprête à pondre le gros œuf blanc du jour , quand elle devient laiteuse et maîtresse fuyante, il faut en avoir dans le pif pour défendre Javier Conde devant une escouade de types qui reviennent de Céret avec les testostérones regimbées, qui ont des convictions ciselées dans un marbre antédiluvien et qui conchient , en gros , les " toreristes ", les pédés et les vachettes. Je me souviens avoir tenté d'en appeler aux mannes d' Antonio Bienvenida tué au campo, renversé par une " vaquilla " . Et d'avoir certifié que les toros eux-mêmes, et ceux de Céret aussi certainement, font leur coming-out sans modération dans les corrales. Mais bon … Autant d'aigreur, de refoulement et d' idéologie brun vinaigre réunis dans un aussi petit local, même à ciel ouvert, c'est mauvais pour ma moyenne en philanthropie. Je suis rentré circonspect avec la mèche allumée.

A noter qu'au " Moun " on peut encore siroter un verre et deviser entre gens civilisés à 6 h du matin. C'est pas chez ces tafioles de dacquois qu'on peut voir ça !!! ( copyright escalier 6 ).


Ceci dit , j'ai l'air malin aujourd'hui après la scandaleuse répétition du Conde-show de la veille.

Je veux croire qu'au même âge Curro et Paula avaient un peu plus de " vergüenza torera " . Quant à l'escalier 6 , c'est pas grave, j'irai boire un coup ailleurs.



Sinon Cesar Jimenez a du voir et revoir les vidéos d' Ortega Cano sauf qu'au niveau du toreo c'est pas encore ça.

Quand Ortega faisait son dandy ayant perdu sa blague à tabac en plein Waterloo, Cesar fait son dindon se dandinant dans la ferme des célébrités.

Et puis la musique ! la musique ! voyez plutôt : chacun de s'esbaudir et d'applaudir à tout rompre le solo du trompettiste sur " Nerva " et de remettre ça quand le même trompettiste rejoue le même solo du même paso ! bien entendu sur la même faena…on croit rêver . Ils ont du répéter ce matin à porte fermée tous les deux , la trompette et le belluaire, sinon ce n'est pas possible.
Julien Lescarret assure, c'est à dire qu'il ne s'est pas attaché les "machos" juste pour de la figuration, mais n'est pas bien. On me dit qu'il a été cet après-midi à l'inverse de tout ce qu'il a montré à Vic et puis aussi à Bougues. Eh bien tant mieux, " otra vez sera " .


Pour anecdote les opposants provenaient de l'élevage d'Alcurrucen . Malheureusement le début de la phrase en est le paradigme : " pour anecdote.. ".

2 commentaires:

bruno a dit…

...cette année sera mémorable
chiche!!!!!!!!

ludo a dit…

j'y crois aussi.
j'sais pas pourquoi, un truc dans l'air.
le ciego est dispos pour mettre ses épices dans la daube.

ludo