mardi 8 juillet 2008

humeurs de foi en crise




Après l'euphorie du chupinazo, c'est la tension qui chute.


une fois n'est pas coutume, le ciego offre une tournée générale de billet d'humeur, de gueulante quoi.


Au départ un simple commentaire sur le site de "Campos y ruedos" (d'où l'allusion à l'érotisme du début). Ensuite l'impossibilité éthique de ne pas aussi en faire part sur ce site.


alors voilà :


Dans divers blogs, il y a, depuis maintenant quelques jours, des photos beaucoup moins érotiques de taureaux mutilés, afeités et saignant des cornes (burgos, palencia, ciudad real).


Les articles papiers sont clairs et durs la plupart du temps (lire à ce propos le post sur toroprensa). Par contre pas un mot dans les médias officiels de la webosphère.


En gros, d'un côté le publi-reportage des possédants du coffre-fort de la fiesta, sciant la branche sur laquelle ils sont grassement assis et de l'autre de plus en plus d'entités diverses écoeurées (il n'y a pas d'autres mots, les photos sont à mettre sur n'importe quel site antitaurin pour définitivement nous mettre à dos des centaines de personnes normalement constituées et pas du tout "terroristes" comme on voudrait nous faire croire) écoeurées, donc, par tant de cynisme et finalement de peu de respect de l'objet de notre amour à nous.


C'est effrayant.


Alors il y a Pamplona par exemple...mais ça ne vous fait pas bizarre à vous de savoir que les mêmes sont des deux côtés du manche ? C'est la même fiesta brava ? Non, mais c'est les mêmes qui fabriquent les vessies et les lanternes, donc c'est plus facile de nous faire prendre les unes pour les autres.


La corrida à deux vitesses est là et bien là. Le problème c'est qu'en Espagne l'autorité publique fait de plus en plus dans la figuration, laissant les mains libres à ceux que Felipe Garrigues appelle "les taurins dégueulasses". En france il y a une forte tradition de contre pouvoir des aficionados (même si elle tend à s'émousser) mais en Espagne ce fut toujours l'autorité publique qui s'occupait de veiller aux droits des uns et des autres (là aussi ,suivant les époques, il y eut des dérapages). Cette notion semble s'étioler.Et c'est catastrophique.


Je vais de moins en moins aux arènes et avec de plus en plus d'appréhension et de mal être. J'imagine partir à Burgos, passer une journée d'aficion (discuter, "tertulier", réfléchir, ir de copas, prendre du plaisir à s'enfoncer dans cette ambiance si particulière de los toros...), tu montes aux arènes et PAF ! tu prends ce spectacle honteux dans la gueule.


Bref, je crois que je vais pousser mon aficion jusqu'au Moun avec le ventre un peu noué.


ludo

1 commentaire:

bruno a dit…

Je vis le meme mal mais ne l'exprime pas car bruno apres tout on s'en tape.
bien à toi
bruno