vendredi 27 juin 2008

Un pincho qui se mange froid


un guiño.

un clin d'oeil.

c'est souvent féroce et drôle.

comme cette brève de comptoir entendu au zinc du rade "lettres, politique et duende" dont je vous ai déjà parlé.


savourez :


"7 à 1 dans les dents en deux matchs. On a vengé Andreu Nin."


chapeau.


et puis ?


rien. j'orgie le football.
son spectacle me laisse indifférent.
son monde m'est révulsif.
d'où la férocité du clin d'oeil.


et pour aller à la moelle de tout cela
il faut lire "los toros como anti españa" sur Sol y moscas.


on y parle de Rafael Sanchez Ferlosio.
le ciego travaille à un pincho à son nom. bientôt.
promis.


surtout si on se venge de Guernika demain soir.









2 commentaires:

bruno a dit…

Puta dios, j'ai joué trente ans à pousser le ballon pour une limonade et je sais plus si tu magnifies l'Espagne ou enterres La France,je dois avoir le crane à moitie dans le sapin.

Laurent Perez a dit…

Très flatté, en somme, que tu associes mon blog à un bistrot. J'y ai fait mes écoles : la limonade est l'industrie familiale. La brève de comptoir, plus ou moins développée, est pour moi une des formes cruciales de la pensée. Il faudra bien un jour qu'on tente cette expérience : rien de tel qu'un rade pour savoir vite et vraiment à qui on a à faire. Qu'en penses-tu ? Amitiés.