vendredi 6 juin 2008

la clarté qui s'avance




Je suis dans la clarté qui s'avance

Mes mains sont toutes pleines de désir

Le monde est beau

Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres

Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir

Un sentier s'en va à travers les mûriers

Je suis à la fenêtre de l'infirmerie

Je ne sens pas l'odeur des médicaments

Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part

Être captif, là n'est pas la question

Il s'agit de ne pas se rendre

Voilà.





















Diego Urdiales, Joselillo, Morenito de Aranda, Sergio Aguilar, Fernando Cruz
cinq ciseleurs de terrils
cinq feux toreros
cinq coeurs au milieu.
où sont-ils à rêver
de leur " clarté qui s'avance" ?
nb : le poème est de Nazim Hikmet.
les photos sont diverses , piochées et libres, que les montreurs d'images en soient remerciés.
et par-dessus tout, un abrazo fraternel à Sol y Moscas.

2 commentaires:

bruno a dit…

la poesie est un havre d'extase et de contemplation et supporte seulement qu'on la lise pour ne pas faire tomber la feuille de l'arbre ou fremir de peur l'oiseau qui s'y pose.

Alvaro de Campos a dit…

A peine lu Nâzim Hikmet, mais le poème que tu cites est magnifique, et me rappelle ceci du poète paysan fou anglais du XIXe siècle John Clare : "Où il y a des fleurs, Dieu est, et je suis libre".
Amicalement