lundi 23 juin 2008

En bras de chemise


Ce matin ,tôt, je corrige quelques scories de la veille. Je furète.
Et les yeux encore pleins de nuit, je tombe sur la mort d' Albert Cossery, dimanche , dans son lit de l'hôtel de la rue de seine à Paris. La mort, un dimanche, pour un type endimanché même les jours de semaine. La mort, dans ce sommeil dont sa littérature a presque failli ne jamais se réveiller si elle n'avait été secouée par Joëlle Losfeld (Je ne la connais pas, mais mille grâces lui soient rendues). La mort,d'un picaro qui se sentait prince par le simple fait de pouvoir fourrer ses mains dans les poches, de porter son front sous la brise du vent des promenades où il croisait les iris des filles. Il a donné son veston d'alpaga à la faucheuse pour aller siroter en bras de chemise avec Camus. Cossery est mort. Ou plutôt,il a enfin tombé la veste.
Et Golo qui doit avoir le coeur qui pince...

A lire :

http://www.liberation.fr/culture/334013.FR.php

1 commentaire:

bruno a dit…

la mort ,un dimanche ,pour un type endimanché...que c'est beau,........tres en un uno !!