dimanche 5 octobre 2008

Les espagnoles


oyez, oyez,

Du 9 au 23 octobre, la 5ième édition du festival "Lettres du monde" invite à découvrir l’Espagne par la diversité et la richesse de sa littérature. Près de 60 moments proposés en Gironde et en Aquitaine : bibliothèques, librairies, cinémas, centres culturels, écoles ou université.
 
L'association Lettres d'échange met en place chaque année différentes actions intitulées Lettres du monde, destinées à favoriser la découverte des cultures et des littératures étrangères à travers le territoire. Des programmes de rencontres d'auteurs et de lectures, accompagnées parfois par des expositions, des films, de la musique... sont proposés aux communes et aux structures partenaires.
 
Des rencontres avec de nombreux écrivains, illustrateurs et traducteurs : Bernardo ATXAGA, Andrés BARBA, Itxaro BORDA, Olivier CHARPENTIER, Florence DELAY, Juan Manuel DE PRADA, André GABASTOU, François GAUDRY, Alicia GIMÉNEZ BARTLETT, Guy JIMENES, Mariasun LANDA, Julio LLAMAZARES, José Carlos LLOP, Claude MURCIA, Carmen POSADAS, Sonia PULIDO, Jean-Marie SAINT-LU, Edmond RAILLARD, Enrique VILA-MATAS

Des lectures de textes, classiques et modernes, parmi lesquels : SEINS (Ramón Gómez de la Serna), LA PLUIE JAUNE (Julio Llamazares), DON QUICHOTTE et LA VIE DE LAZARILLO DE TORMÈS, L’OMBRE DU VENT (Carlos Ruiz Zafón), LE FILS DE L’ACCORDEONISTE (Bernardo Atxaga), et pour les plus jeunes IHOLDI ET AUTRES HISTOIRES (Mariasun Landa), SHOLA ET LES LIONS (Bernardo Atxaga), des COMPTINES ESPAGNOLES, données par les écrivains eux-mêmes ou par des comédiens, parfois accompagnés de musiciens – Michel ETCHECOPAR, Agusti FERNANDEZ, German DIAZ ou Kepa JUNKERA.

la piel de toros literarios

cette grande manifestation se déroulera en Gironde et en Aquitaine de Bordeaux à Anglet, de Saint-Ciers-sur-Gironde à Lège-Cap Ferret, et aussi à Andernos-les-Bains, Bègles, Beychac-et-Cailleau, Blanquefort, Canéjan, Cestas, Eysines, Gradignan, Gujan-Mestras, Le Haillan, Léognan, Lormont, Mérignac, Pessac, Talence... près de 60 moments proposés dans des bibliothèques et des librairies, mais aussi des cinémas, des centres culturels, des écoles ou à l’université.

bon,ce n'est que du copié/collé. on ne va pas s'ennuyer à paraphraser laborieusement ce type de pensum ( je parle du type de texte informatif, pas de l'événement lui-même ).
simplement, en addenda :
- le programme complet avec les lieux, les heures et les intervenants c'est là.
- allez écouter florence delay dont le ciego a déjà dit tout le bien qu'il fallait, mais aussi llamazares. je profite d'ailleurs de la présence de son nom ici pour célébrer son poème "la lenteur des boeufs" ainsi que la maison d'édition peu connue mais indissociable de la poésie contemporaine de qualité fédérop, et pour saluer jean-paul loubes qui le conseilla vivement à la ronde il y a de cela quelques années entre deux verres de jurançon (j'étais dans la ronde. dès qu'un verre tinte, je danse).

julio llamazares tomandose un cafelico (pas chez le ciego, dommage)

et comment oublier vila-matas, écrivain protéiforme et surcultivé comme on peut trouver des athlètes survitaminés ( mais jamais pédant, pas de risque de dopage quoi ), alicia gimenez-bartlett dont les polars barcelonais, centrés autour des enquêtes de son héroîne l'inspectrice petra delicado, sont d'un bon usage (là, merci à karine, d'une librairie assez réputée pour ne pas donner réclame à son enseigne).
- mentionnons aussi le quichotte abordé par alain chaniot qui est un metteur en scène et un acteur de grand talent et regrettons l'absence des poètes (à part llamazares mais il ne vient pas pour cela) et de leurs traducteurs (jacques ancet lisant son ami disparu jose angel valente est un moment exceptionnel et c'est dommage de ne pas l'offrir aux aquitains hispanolocos).

ferlosio en una foto pareciendose a un buho (un hibou) despistao

- enfin, j'aurais aimé voir s'attabler sur l'estrade de quelque bibliothèque ou librairie un peu foutraque la silhouette épaissie mais terriblement charnelle de rafael sanchez ferlosio surmontée de son regard à la douceur sans concession ,si cher à mes compagnons sol y moscas et papa negro, car dans son empathie il n'y pas de place pour les mièvreries ou les compromissions contemporaines.et c'est bien comme ça.
de ce grand écrivain qui joue du réalisme fantastique, et que je qualifierai aussi de moraliste , on en reparle cet hiver mais en attendant plongez-vous dans les trois seuls ouvrages disponibles à ce jour en france de l'auteur : les eaux du jarama (bartillat), alfhanui (verdier)et le témoignage de yarfoz (actes sud).

voilà. c'était la page culturelle avant l'apéro.
merci de votre attention.

2 commentaires:

bruno a dit…

Hay los como mio que no tocan la tierra ,tu tocas el cielo.

Olivier a dit…

Ludo, tu parles de Llamazares. Sait-on s'il est aficionado? Si en plus d'apprécier la "lenteur des boeufs", il prise celle des toros braves?
Pour les chanceux qui ne connaissent pas, se jeter sur LA PLUIE JAUNE, ou LUNE DE LOUP... on n'en revient jamais.
abrazo