mardi 17 mars 2009

archipiels 20 ( para el coronel )


estampe
morcelée
dans la borne
du labyrinthe

en suivant
les entrailles
de la source

tu es ce presque
équilibre
de semeuse d' oiseaux.

la lune les voit
ils courent l’eau
de l' hiver sous tes mains
cailloux de pulpe
qui plongent et prient
les verbes
d’un orient limitrophe.

sous cet ébène tendu
il s' échappe des voies lactées
de ton épuisement
une saignée
entre coeur et blé.


estampa
morcelada
en el mojon
del laberinto

siguiendo
las entrañas
del manantial

casi eres
equilibrio
de sembradora de pajaros.

la luna los mira
corren el agua
de un invierno bajo tus manos
piedras pulperas
que bucean y rezan
los verbos
de un oriente rayano

con este ebano tenso
se escapa por las vias lacteas
de tu rendimiento
una sangradera
entre corazon y trigo.


ludovic pautier


les portraits de fernanda de utrera, del niño miguel et de joaquin el canastero sont du grand photographe jose lamarca.
j'ai connu jose lamarca grâce à la complicité d'un fidèle de la barra de los pinchos del ciego, el coronel de la trinchera de paracuellos.
pepe lamarca est argentin, flamenco et c'est un rouge.un rojo de toda la vida.
ironique, élégant et éduqué quand il le faut, il vit en cantabrie, bien qu'en fin de journée on puisse l'apercevoir dans les bars et autres tavernes madrilènes.
un de ses haut-faits fut, dans son atelier du quartier de malasaña, de tirer un fameux portrait de camaron de la isla véritablement vénéré par toute la gitaneria andante ( si vous n'en n'avez pas vu mille avec cette photo sur leurs tee-shirts vous n'en n'avez pas vu un ).

durant plus de trente ans il a suivi la longue traîne de l'aristocratie flamenca pour en fixer les mains et les visages en autant de portraits de personnages de vérité.
il a pour seul viatique : l'amour de l'amour de l'art. et de ceux qui l'incarnent.
( bio largement inspirée du texte qui accompagne le magnifique portfolio, " por el amor al arte " , consacré à lamarca )

6 commentaires:

el chulo a dit…

comme jeregrettede ne rien savoir du flamenco.

El Coronel a dit…

Gracias Ludo, que hermosura de poema y que grande es el flamenco, en las gargantas de algunos/as.
Salud

Bernard a dit…

Ludo,

Au fait, "suerte" pour ton spectacle de ce soir...

Bien à toi - Bernard

Popelina a dit…

beauté absolue.

ludo a dit…

chulo,
si tu as senti l'étincelle alors le savoir est là.
mi coronel,
sonrojo delante el jaleo bueno.
bernard,
ce n'était pas "un spectacle" à proprement parler mais une rencontre organisée par l'institut de gelstat thérapie de bordeaux sur flamenco, duende et poésie ,e n ros. ce fut un plaisir. et un honneur d'être invité par une école de psychanalyse. certains ne sont pas aussi, en plus du reste , les seuls propriétaires, les seuls intouchables autorisés de cela ( de ça !?) . si tu vois ce que je veux dire et sans vouloir relancer la vaguelette d'une certaine polémique.bien à toi aussi.
popelina,
obrigado. si je ne laise pas plus de mots sur votre "degrau" je n'en reste pas moins admiratif du souffle poétique qui le frissonne.

ludo

ps : merci aussi à tous ceux qui passent au coin du bar , qui prennent le temps , juste le temps de se désaltérer mais dont je sens la présence attentive à travers les mots des autres.

el chulo a dit…

ça est bien le mot exact concernant les "vaguelettes".