mercredi 14 octobre 2009

Tapeotis



tapeotis.
pinchalère.
bloc-notes.
en vrac.

lus ( ou en cours) :
depuis la découverte de " sauf votre respect " ( éditions complexe ) et de " crimes exemplaires " ( phébus ) , ici on aime bien le calice des mots de ce personnage singulier qe fut Aub. Max Aub. juif, cosmopolite, admirateur de malraux ( il collabora à " sierra de teruel " ) , de la génération du 27 mais pas forcément non plus, intellectuel cinéphile, théâtreux, avant-gardiste, n'en jetez plus. ah si ! la commande du " guernika" pour le pavillon espagnol de l'expo universelle , c'est lui. on regoûte ensemble dans quelque temps avec " campo cerrado " ( les fondeurs de briques ).



l'anthologie de la poésie sud-américaine, " ombre de la mémoire " ( gallimard ), veut faire reculer l'oubli. ce continent si invisible dans sa diversité à nos yeux est pourtant latin. et si l'étazunisme l'étouffe, c'est qu'on s'en bat un peu les gonades. depuis lurette. on veut bien taper dans les mains avec les calchakis et crier avec alexandre adler que chavez c'est un pas gentil-du-tout-même-le-roi -d'espagne-lui-a-dit -de-se-taire. là, rien de tel que de plonger dans la matière singulière et pugnace , jouissive et prolixe de 70 voix en oeuvre . de temps en temps le zinc d'ici tintera des pièces qui tombent de leurs bouches.

et aussi Murakami- j'aime bien me vanter de temps en temps - et Ted Hugues ( le mari de plath ).



vus sur la red :

le baul de la condesa. une malle regorgeant de truculences, de savoirs, de formules lapidaires qui font mouche et mouchent. qui, que , quoi, dont, où ? de son oeil aiguisée d'aficionada venteña elle scrute tous les jours les corridas del pilar de zaragoza. allez, encore : corrosif, sans dieu ni maitre. mais pas seulement. elle sait manier l'ironie tendre et contemplative. voilà ce qu'elle écrit à propos de trois figuras :

" Soy de las que Morante le gusta cuando está bien y cuando está mal, de las que Perera no le gusta ni cuando esta bien ni cuando está mal y de las que Talavante le gusta cuando está bien y no le gusta cuando está mal.
¿Me siguen? "


jubilatoire, voilà, ça y est , je tiens le bon vocable.



un post del papa negro et je suis sûr de me régaler. c'est là, au coin du bar et ça devrait trôner au milieu des grands millésimes de la cave. comme à chaque fois, malice et philosophie. mettant le doigt dans la plaie mais avec tendresse. un surplomb philantropique sans forfanterie. une jolie langue. du grand art. je m'incline, su santidad.





et pour conclure ? je voulais balancer un truc à propos d'une info trouvée sur un site où on observe beaucoup. mais où on n'est pas très regardant sur certains contenus.
c'est un peu loin dans le déroulé du menu principal et ça s'appelle " premier cercle ". c'est le bandeau du diffuseur. diable ! dante est parmi eux, les amicionados ? en fait c'est juste un rond ( consécutif à un pet, huuuum, peut-être )dans une eau tiède qu'on voudrait nous faire ronfler tel un bouillonement cap-hornien. la preuve en lisant :



" En cédant au besoin de se mesurer au taureau, l’homme libère des instincts de courage et d’habileté auxquels ne fait plus appel la société moderne. Il redevient le héros des premiers temps de l’humanité aux prises avec une force de la nature, sans autre recours que son esprit de décision, son sang-froid, et son pouvoir de réflexion.

L’affrontement du matador et du toro rappelle, à plus d’un titre, les rapports souvent tendus et extrêmes entre le dirigeant et son environnement.

Confronté à des contraintes similaires de temps et d’espace, de risques et de tensions, de menaces et de dangers, le décisionnaire doit faire preuve de détermination et aiguiser, en permanence, son sens de l’ajustement face à l’adversité.

Se former, s’entraîner, se préparer pour décider et agir au moment opportun, respectant un rythme propre et une cadence réglée, le torero apparaît comme un formidable exemple d’humilité et de courage pour les managers.

Le bon leader, comme le torero, sait se où se placer et comment dominer. Face aux journalistes, aux syndicats, aux actionnaires, aux groupes de pression, il sait épouser, par la pensée, les instincts premiers, pour ordonner, d’après eux, ses déplacements et ses gestes. Le jeu n’appelle ni effort, ni brutalité, mais une intelligence appliquée à l’observation de l’animal, de l’intuition et du coup d’œil.

Réunis autour d’un cartel de premier choix, cet Executive Briefing constitue l’occasion d’échanger et de débattre sans ambages de la tauromachie et de son influence dans le monde des affaires. "




sur le site dont on parle, ils ont sur-titré cette bafouille : " le patron et son combat " ah ! ah ! ah ! ah ! je me marre. je m'étais dit que je ferais appel au ciego - mais celui qui n'aime pas les gens, hein ! - et puis réflexion faite c'est tellement mieux et parlant comme cela, sans commentaires, dans son jus.
allez, je me le relis encore...trop fort.

6 commentaires:

el chulo a dit…

on peut tout de même commenter!
Aub, rien à ajouter, sinon, Malraux fut t'il aussi admirable qu'il l'a toujours autoproclamé, y compris sur la peau de vache, au point qu'il mérita une telle admiration? mouaisssssssss!
quant au connard apotre du manager torero, qu'il aille immédiatement se faire soigner, ces gens ne risquent jamais que la peau des autres, et pour leur seul bénéfice.
voir jean sarkozy, et bienvenue à bord!
Il doit y avoir de bien grands toreros a France Telecom et ailleurs, et ces toreros font aussi partie de la caste supérieure des matadores.
ce qu'ils ne comprendront jamais, ces bobos convertis aux nouilles philosophico stylistiques casaciennes, c'est qu'avant tout la tauromachie est un "trip" personnel, comme tout art.
et comme tout art lorsqu'il est dévoyé en soupe, en pompe à pognon, en pensée unique au service du seul pognon et des petites compensations, ou grandes, même s'il "autoriserait" des sorties d'une si sidérante connerie, un soir de ligne ou de pétard, ou de soirée au Fouquets,
il est profondément menacé.
Enfin, la grandeur du torero est qu'il ne risque "que" sa propre vie, ce qui échappe totalement au raisonnement de ces crétins.
sorry ludo!

Bernard a dit…

Ah! Ludo,

Vu d'un peu loin - et d'un légèrement myope, le diagramme final est proprement "psychédélique" (au sens quasi dalien...)! Ajouté à ça que, si tu imagines qu'en donnant là-dessus une série de véroniques "en gagnant le centre", tu tombes sur le "client"!... Alors là, c'est prodigieux! Et si, en plus, c'est donné "en avançant la jambe", c'est tout simplement divin... et même chauve dans le divin! (je ne peux cependant m'empêcher de voir aussi dans tout ceci une légère intention facétieuse de ta part, à ranger dans inépuisable et insondable catégorie "on n'arrête pas le progrès"...)

Abrazo complice - Bernard

PS: suppose aussi que tu donnes "ça" (le diagramme) à Dédé le mirifique avec pour commentaire d'accompagnement "expliquez, commentez, vous avez quatre heures!" (imagines un peu le "résultat"...)

ludo a dit…

chulo, bernanrd,
je me doutais que ce petit camembert accompagné de sa fiche de dégustation vous mettraient en alerte.
abrazo.

ludo

ps : chulo pourquoi " sorry " ?

el chulo a dit…

ben, je ne sais pas, c'est venu comme ça!
je ne porte pas trop malraus dans lon coeur, et le ton est peut être un peu déplacé.
abrazo

El Coronel a dit…

Demasiado nivel en este blog,, como para que opine un lego como yo.
Salud a todos.

ludo a dit…

mi coronel : de que lego esta hablando ? es su presencia en esta modesta barra una pieza central, un eje. digo yo ! y punto.
abrazo.

ludo