mercredi 17 avril 2013

Abou



Séville, Lundi 15 Avril en ce jour abrite Abou le vénéneux.
Il dort enroulé dans la fraîcheur du botijo de Jose Antonio Camacho
de La Puebla del Rio.
Qui gratte le goulot
Soudain ?
Le djinn démailloté furieux depuis sa gargoulette aperçoit la mer en feu jeter de l'argile sous les zapatillas trempées de tumeur mandarine
une corne
son éclair
se découpent un mouchoir
un pacte d'oubli
percent la poitrine du vénéneux ajoutent à la constellation dispersée sur sa peau
un grain de lune.

Abou, il est tard, la nuit est là. Il est saoul, il ne comprend pas pourquoi, assis sur un bord de trottoir de la calle Circo.
Il est tard, Abou rentre chez lui, une tache de vin sur sa chemise blanche, quand il la frotte il sait juste que son cœur bat plus fort. Plus fort et plus lentement.

"Como temblaba mi corazon madre
como temblaba mi corazon solito por la calle..."


2 commentaires:

el Chulo a dit…

un texte comme celui ci fait aimer cette journée.

merci

abrazo

Ludovic Pautier a dit…

Merci Chulo. Nos vemos en st sever el 8 de Mayo ?