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samedi 9 février 2013

La musica callada del cantaor


Hala ! Madrileñ@s, la suerte que teneis ! Un artista cabal, mi amigo Mateo, un cineasta fino y sabio, el Floreal, una buena charla, una peli y una expo que se merecen puerta grande, un lugar bonito y , me imagino, vino , tertulia y juerga si por hay surgen una sonanta y una garganta, un pecho , un alma, un grito.

Sobre "La mano azul" , en este blog le dedico hace ya unas lineas. Pulsando aqui se puede leerlas (en gabacho, lo siento ).

jeudi 26 juillet 2012

Troisième poignée...Loyale


Ce matin les yeux comme des gâteaux secs où on peut y lire "Hier j'ai fait des excès" avant de les ramollir dans du thé rouge. Vlam. Vroum. Portes et contact. 'Amonos.
Mathieu tourne sa cigarette dans sa bouche, moi le volant. Peu d'échanges. On laisse calmement s'épanouir la parole...dans nos têtes six taureaux de Fuente Ymbro boivent encore la Midouze 
toute entière 
et tambourinent dans notre dos. 
La route tire des cordeaux jusqu'à Orthez et enroule ses derniers kilomètres de bitume sur 4 dromadaires.
Apollinaire, courir le monde et l'admirer, voir des Toiros de Portugal
Mateo de Lisboa y yo, pauvre Pedro d'Alfaroubeira,je serre lâche la cravate aux petits pois 
que je passerai tout à l'heure.


Les roues à l'arrêt
frottent la borne 
descendre et au Pesqué !


Olivier nous attend, galure et allure, sourire au vent.
Café. Noir , aqueux, les taureaux seront blancs, minéreux. Dans les coulisses j'attends une ombre que je connais. Rafael apparaît, évêque d'argent , cara morena, les mandibules serrées.
 Juste à nos côtés, la novillada de Palha 
sourcille 
dans les prémices des chaleurs, dans les boîtes en métal. 
"Rafa, mon ami, toute la suerte du monde et au-delà."
Les toreros sont d'accord
on jouera le jeu
"como dios manda". 
Entrer dans la plaza
croiser les doigts en passant la grande porte
fort, le majeur sur l'index
longtemps, sur trois pas.


Les cuadrillas défilent, on hoche la tête
les grands mouchoirs roses
jaunes s'écaillent 
pris dans le jus du soleil
Tsoin...le  novillo vient y moucher sa sève et son poison.


Le premier est une strie de nuit qu'on passe autour des hanches
parade noire dans une suite de comètes.
Chacun fait sa part de travail
à chaque fois
trouve l'équilibre
la distance, la réunion.


Sur la peau des toreros poussent des cornes
sur le dos des animaux une carte de sang.
On tire le dernier au desolladero.
Bien Rafa, bien Ivan, bien Imanol, Manolo, Venturita et les autres...
le mayoral travesti en coq national salue les minotaures

reste dans l'air ce temps où on peut mourir
alors que l'on respire. 


vendredi 13 juillet 2012

Piel de Mateo


Compadres,
Je ne vous présente plus Mathieu Sodore, hein ? pour les impétrants se rapporter aux nombreux libellés qui le concernent tout au long de ce blog.
Bon, le Mateo a encore frappé : auteur des affiches de Mont2Marsan et d'Orthez, il expose au parallélépipède du Campo de Feria ( plus ridiculement  laid que cet  algeco (© ) tu te descabelles ) de la ville aux trois rivières, face aux arènes. 
Le vernissage aura lieu le mercredi 18 juillet à 16h45 et vous êtes, citoyens de "la barra del ciego" , tous invités à venir traîner vos espadrilles ce jour-là ou jusqu'au 22 Juillet , ce de 12 h à 21 h. 
J'y serai, vous me reconnaîtrez aisément vu que j'aurai un verre à la main. Mathieu aussi, si vous souhaitez lui serrer la pince et tailler un bout de Xingarre avec lui. Vous ne pourrez donc pas nous louper.
Ah ! et pour y lorgner quoi exactement ? Comme l'écrit  Mathieu lui-même : "J'y présenterai une série de nouveaux tableaux ainsi qu'une série de pièces réalisée en collaboration avec João Baptista, designer portugais."
D"ailleurs , en illustration de ce post, une de ses nouvelles oeuvres : "Piel de Toro (à Joaquin Vidal)" terminée en 2012, c'est une acrylique sur papier marouflé sur toile, de 120 X 100 cm.

mercredi 8 février 2012

Cara y cruz de la pantoufle


L'homme regardait la pantoufle posée hors mesure, en objet qui disait sa trivialité mais aussi sa temporalité, sa connexion au monde, la fatigue et la mort. on l'avait certainement traîné là ? qui , quoi ? l'homme, la charentaise géante ? les deux. D'ailleurs c'était inéluctable, ils étaient en face à face, avec entre eux un mouvement de méditation, une "intranquilité". A quel instant l' illisible submergea celui des deux qui avait le sens de son vertige , c'est à dire l'homme, ce spectateur peut-être poussé par un guide de papier écorné dans un  réflexe muséal d'homo touristicus, peut-être simplement par sa femme et sa lacheté de ne pas savoir lui dire non ou par la curiosité, la bonne vieille curiosité ? Nous étions à la Fondation Tapies de Barcelone dans les années 90 et ce visiteur  qui avait vraisemblablement déjà fait  le tour de la question, devant le chausson amorphe s'écria : "ah là, non ! là non !!!" et tourna les talons , pris la direction de la sortie. Il avait sans doute compris , et moi des années après, que, ce qui l'envahissait à cet instant précis, lui demandait de s'enfuir, de s'effrayer et se révolter devant la métamorphose d'un objet en preuve cosmogonique, en idée de la vérité.


Cette prise de l'univers émanait de toutes les oeuvres, des sculptures aux collages, aux matières, en passant par les "Tapies de Tapies", oeuvres de son chemin, de ses essais, et conservées par sa femme.
D'ailleurs quand Tapies se retrouva confronté au flamenco pour faire l'affiche de la biennale de Séville de 2004 il mit au centre de la vitalité de son tableau un zapato de taconeo pour incarner cet art où l'artiste cherche  à pousser dehors ce qu'il ressent dedans, dans cet acte de laisser la chaussure à bride venir frapper si fort le plancher qu'on croirait que l'objet peut créer lui-même cet interstice où les duendes l'aspireront - ce vacarme, ce tremblement figuré sur la toile est parfois par manque de mystère terriblement grotesque - ou s'en échapperont pour se répandre dans les yeux des spectateurs qui peut-être riront, se moqueront, partiront eux aussi devant ce trop plein, ce cortège de mises à nu. Sur ce rouge, l'encre noire figurait alors cette mise en danger. Cara y cruz.

En repensant à tout cela, je me dis que le maître catalan aimait , quien sabe  , écouter ce tiento dont voici la letra et ce sera mon hommage :

" En una piedra me asiento
Como si la piedra fuera
Alivio de mi tormento
Compañerita de mi alma
Alivio de mi tormento"

Autre hommage, celui de Mateo Sodore qui nous fait le bonheur de pouvoir  publier le portrait magnifique de celui dont il aime ressasser la phrase : 
"Une oeuvre d'art devrait laisser le spectateur perplexe, le faire réfléchir sur le sens de la vie"...
QEPD.



mercredi 9 février 2011

QDEP, Señora...


"Loin du document, dépassant l'anecdote, l'art d'Hélène Peyruqueou, véritable poïétique des corps dans l'arène, séduit par son authenticité."
ainsi Mathieu Sodore mettait en exergue l'art de celle dont il a partagé les années d'apprentissage.
Hélène Peyruqueou est partie, trop vite. je l'ai juste croisée , quand elle suivait Rafa de Cazaubon à Ronda.
elle possédait la rareté du talent, je crois. la brûlure des artistes, aussi hélas. Le monde taurin a recueilli et profité de tout cela. ce monde-là peut  prendre et oublier comme une faena qui se délave dans le blanc des silences après un run run de mucha expectacion. à qui la faute ? pfffuiii, à cette heure tout semble futile face à la peine des proches et des amis.
Mateo a laissé quelques mots dans ma boîte, les voici :
Ludo,
Il y a 26 ans, en 1985, je publiais "De la tauromachie comme pratique artistique"; j'avais confié l'illustration à Hélène qui était ma meilleure copine aux beaux-arts et nous avons aussi réalisé des planches en "mano a mano". Je joins 2 pages du bouquin: une était en préambule un petit commentaire sur le travail d'Hélène, l'autre un de ces "mano a mano".
donc, pas de fleurs ici, juste deux belles images du travail qu'Hélène Peyruqueou a donné à la passion de los toros.
 pour se souvenir.
QDEP, Señora.


mercredi 16 juin 2010

Cieguerias ( Noticias, homenaje, apoyo y cumpleaño )


- Ciego, Cieg...
- Calla y escucha :
Charlie esta en casa y en Talence con  La Nena de Tragabuches y muchas novedades
et puis aussi :
The Deck is back,
Mateo a une primavera de plus ( donde andas Mateo ? feliz cumple, macho - has visto a Tomas ? que Tomas ? pue' un gin tonic ) .
et encore :
c'est presque la Saint-Jean,
L'Albaicin reluce en Buitrago con honor a Eugène,
j'offre une tournée de Rueda (D.O.) pour "apoyer" le compadre Sol y Moscas,
y  por fin,
Arsa y toma.
Maintenant, mojate, que pasa ? quieres hablarme de la p... Copa del mundo ?
- non, non, c'est pas grave, tant pis.
- aaaaah, tu vois.


jeudi 5 novembre 2009

La main bleue


Saint-sever, demain soir : vernissage de toro/expo ( ole loli ! ) et ciné.
"la main bleue " est une oeuvre de floreal peleato, critique au magazine très , très pointu "Positif" et madrilène, sur mathieu sodore et son travail de plasticien à lisbonne.
voilà ce que j'ai écrit à la demande de mathieu, à la suite d'autres contributions, pour un texte qui figurera dans le catalogue de présentation du film lors des festivals auxquels il va concourir ( il a déjà gagné un prix à cadix et a été sélectionné pour cinespaña à toulouse ) :

« en la calle de la sangre
lloran gotitas de pena
los pinceles de Juan Grande »

Souvent - toujours ? - la copla, en quelques mots ,
décoche
et touche au but.

De même , de l'irrigation dans la volonté de ne pas nous montrer mais de raconter les visages dans le coeur d'un peu d'eau, l’œuvre de floréal peleato colporte cette envie de donner soif et à boire.


Tout à coup et pendant une heure, nous sommes d'une même « main bleue » ocre qui caresse ou tue les limbes veinées de terre ramenées du ventre de gaïa.


Alors, bien que nous ne soyons pas du même sang que le peintre , sa rue et ses pinceaux , nous comprenons, quand défilent les images , résonnent les bruits ( le travail sur le son est remarquable ) d'un pressoir de nuit - la pellicule - , les fruits de cette contemplation.


Comme pour la copla.

ludovic pautier

allez, mañana me voy alli et je vous promets de rapporter tout ce que ma gibecière pourra contenir de sensations et d'émotions.

samedi 11 juillet 2009

Du même sang ( archipiel 24 )



Nous sommes du même sang
celui qui se mêle à la réalité
et l’ infini

a dit le père

ma voix est le séquoïa poussé
au milieu des allées romaines
de cystes
qui sait serrer les âmes

de ses branches
les rubis pendus
pleurent
et se souviennent.

Ce sang
il m’ a pesé
son flot balaie
la bataille des venins
limoneux

a dit le fils

ce soleil
c’est l’oreille tranchée
et la mie
de son souffle agité
le ciel du pain nouveau
qui la recueille.


Il m’a grandi
sa crue
voyage
a dit le père
jusqu’à toi

sur la rive son baiser
fait partie de nos anneaux
sacrés

dans mes mains,

approche,

tu vas trouver les agrafes
à
mettre dans ta gorge

garde-toi de les avaler.

La buée
de triana
se détache des langes
où tes côtes d’enfant
furent roulées

pour que tu ais
ta place entre les ailes
du chapeau
des Torre
juste après moi

moi

qui te gardais
quand tes cris
élargissaient ma nuit
et devenaient
l’accouplement des alphabets.


Je sais
a dit le fils
mon père
quitte tes doigts
de ces bagues
et donne-moi
la force d’une morsure
que je goutte
à ce sang
qui est le mien.

Oui

mords
car tu es la peur que je lis
dans ce mouchoir
mouillé

mords
sans douceur
car ton chant
doit trouver
sa lisière
carnivore

et serre
avec tes dents
pour que je monte une offrande :

Nos humiliés
sont sans rancœur
et transfigurent ma bouche

nos guitares voient si loin
que les doigts
d’eugenio
et d’antonio
paraissent suer
des encolures de chevaux argentins

nos pas sont ceux de moineaux amoureux
à la peau
de cire qui s’allume
d’un coup de botte
qui siffle.

Ils gouttent dans le baume
des écorchures.

Tu vois
nous sommes du même sang
a répété le père.
Je l’écoute battre
a dit le fils
.



( mont de marsan / jeudi 9.07.09 / jose de la tomasa/ gabriel "pies de plomo" / antonio moya / eugenio iglesias / javier heredia / manuel flores )



nous ne sommes pas du même sang mais de l'irrigation dans la volonté de ne pas nous montrer mais de raconter nos visages dans le coeur d'un peu d'eau et nous colportons cette envie de donner soif et à boire.
nous ne sommes pas du même sang mais d'une même main bleue ocre qui caresse ou tue les limbes veinées de terre ramenées du ventre de gaïa.
nous ne sommes pas du même sang mais d'un pressoir de nuit où se reconnaissent les fruits, le mur et nos contemplations.



( mont de marsan / mercredi 8.O7.09 et jeudi 9.07.09 / mathieu sodore / floreal peleato / rui / bibito / daniel / olivier deck / charlie tastet / alfredo / ludovic pautier )

nb : les photos sont tirées du programme et du billet de la soirée du 9 juillet au café cantante du festival arte flamenco de mont de marsan, du catalogue de l'exposition de mathieu sodore " la musica callada del cantaor " accompagné de textes déjà publiés mais corrigés pour l'occasion dans " los pinchos del ciego " et du DVD du documentaire écrit et filmé par le réalisateur floreal peleato intitulé " la main bleue " présenté dans le cadre du festival ( on en reparlera ).
merci à marie, nanou , jean-pierre , françoise, pierre et christophe, mon sommelier préféré.

mercredi 8 avril 2009

A chano ( mathieu sodore )


certainement parce que dire "chano" nous mettait des oranges dans la bouche , mateo a puisé dans ce pigment afin d' évoquer ce chantre des saveurs et des grâces flamencas ( comme le rappelle la amiga condesa, "il racontait un enterrement et tu te fendais la poire " - voir commentaires du post précédent ).
et ce bleu, si cadiz n'est pas ce bleu ...
on voit ensuite que la gorge , le menton , la bouche ont un langage de gestes fascinants chez cette famille de cantaores. ceux de l'ébriété de l'oralité du peuple jusque dans ces "arrugas" , ces rides tannées, livre de contes des jours de peines, de fatigues et de bonheurs non achetés.
quant au hors-champ du haut du visage , éternité de son empreinte.

mathieu, merci pour cet hommmage.

va por vd , maestro.

jeudi 20 novembre 2008

And the vencedor est ...


Hola! (je ne sais toujours pas où se trouve le point d'exclamation à l'envers sur mon clavier...)

Etant joueur je te livre les associations d'idées survenues à la vue de la repro dans les pinchos (il s'agit comme toi d'empiriques découvertes), voilà donc en vrac:
-La repro: il s'agit d'un tableau de John Sargent intitulé (je crois) El jaleo.
-Egorgement: Le modèle de la danseuse du tableau était "la camencita", danseuse flamenca gitane que Sargent a représenté plusieurs fois, de plus la toile doit être à peu prés contemporaine du Carmen de Bizet. Donc de Carmencita, Carmen à Don José tirant sa navaja d'Albacete pour égorger la gitane ensorceleuse il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement!
-Blas Vega: La repro du tableau en question sert de couverture au Diccionario enciclopédico del flamenco en deux volumes publié au début des années 90 et réalisé par Manuel Rios Ruiz et...José Blas Vega.
-John Wayne: Dans une scène de Alamo des mexicains chantent dans une taverne dont le décor s'inspire clairement du tableau en question de Sargent. Alamo est un des rares films réalisés par John Wayne.

...Il ne te reste plus qu'à réaliser un montage avec José Blas Vega déguisé en mexicain, égorgeant une carmen devant la toile de Sargent (avec bien sûr pour la bande sonore tous les habitués du comptoir du ciego faisant du jaleo...)

Un abrazo fuerte

Mateo



recevant la missive de l'ami mathieu sodore, je lui ai répondu ceci dans la foulée :

mateo,
j'avais hésité à proposer un réglement de concours drastique dont j'aurais exclu
les ressortissants français vivant au portugal , car si j'étais sûr qu'il existait quelqu'un qui pouvait trouver c'était toi !
bien joué !
seule petite inconnue que tu n'as pas réussi à traquer jusqu'au bout : el deguello, l'égorgement, est un thème du sound track de el alamo de wayne. c'est un solo de trompette qui s'élève depuis les rangs de l'armée de santa anna qui encercle le fort.
ça donne cela dans le film (attention,transcription de souvenirs cinéphile )quelqu'un dit (un assailli) : c'est beau...c'est quoi ? (effectivement c'est
tragiquement superbe)
travis répond (c'est le chef du fort joué par laurence harvey) : el deguello,
l'égorgement...
gloups...
la musique est signée dimitri tiomkin.
voilà.

un abrazo mù fuerte tio.

ludo


le véritable "pas de quartier" des armées mexicaines n'était pas ce morceau écrit spécialement par tiomkin mais il a été historiquement prouvé qu'il était usité.
ce thème est aussi présent dans l'inégalable "rio bravo".
alors pour mateo, une récompense à ce jeu sans rien à perdre, le fameux "deguello".



nb 1: la bailaora qui figure dans le film de wayne est jouée par teresa champion, encore vivante et dont je vous livre le lien actuel en hyper texte.
nb 2 : il y eut en 2004 un remake du "the alamo" je ne sais s'il est à la hauteur du chef d'oeuvre de ce réac de john.

dimanche 20 juillet 2008

Aleph (carnet du plumaçon 2)


A.
La A de Zahariche.

Aleph.

la tête de troupeau qui se couche
puis se retourne.

brûlerie
de la méfiance de la caste de l'instinct

le squelette plus long

nécessaire
pour puiser le poison
au bord du puits des légendes.

A.

je l'écris
il me regarde.


alors ?
alors s'habiller de noir.
ainsi ce respect du sang
qui coulait des blessures de Pepete
d'El Espartero
de Manuel Rodriguez
qui suit la rigole des siècles
jusqu'à nos mains
Roger Dumont l'a toujours eu
l' a perpétré
arrivé jusqu'à nous
mathieu
moi
drapés de nuit
nous conjurons la faux
en croyant
que les tourments sont des nuages
seulement sales.


peut-être alors qu'il pleuvra.
peut-être alors que la sciure
les copeaux
de la tauromachie de damaso
resurgiront


je pense à Bob
qui m'avait soufflé dans une volute
nacre
de fumée :
"le petit radis noir d'Albacete"
est immense
et je l'aime.


je les sens
ils sont 6 ils sont noirs
dans l'aveugle tanière

le mozo serre un plus les attaches
du costume
un peu plus qu'hier
en soufflant pour lui-même

"MIURA"

vers 18 heures
mon âme volera
jusquau crâne du portail

s'inscrutera
dans chaque pore du granit
de la borne
marquée du A
pour caresser

la peur.

comment ?
l'Aleph
est une puissance inexorable
et c'est tout.

vendredi 13 juin 2008

La mirada nublada



"La mirada nublada de Camarón que me sigue a todas partes con su lomo empapado de tormenta."

(pinchao hoy en el blog "De purisima y oro". Me quede carbonizado porque pegaba perfectamente a este retrato de Jose pintado por Mateo y que tengo en casa)


- Ciego !

- Que ?


- Ciego, y Jose Tomas ?


- jose tomas ? de purisima y oro.
todo esta dicho.
lo demas, sobra.
Pero si quiere Vd pinchar algo...


- Si, Ciego ?


-Pues, De purisima y oro.
en su sastreria de prosa huele a gin tonic con cubitos de urbaneria helada y un toque de yema, a amores crepuscularios, a toreria con sabor de pulpa seca bien bordada , a par de botos de Sabina con olor a chimenea encendida y a cante grande de voz laina soplado por los altavoces de un coche sin freno ni rumbo.
si lo pinchas, te agarra.


nb: le portrait de Jose Monge Cruz "Camaron De la Isla" est l'oeuvre de Mathieu Sodore., autre bourlingueur de cartel dont on reparlera.

nb2 :otra manera de poner pata pa'lante y cuajar una faena cronical en corto y derecho se lo puede encontrar uno a "cuchilladas". Merece la vuelta.