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samedi 9 février 2013
La musica callada del cantaor
Hala ! Madrileñ@s, la suerte que teneis ! Un artista cabal, mi amigo Mateo, un cineasta fino y sabio, el Floreal, una buena charla, una peli y una expo que se merecen puerta grande, un lugar bonito y , me imagino, vino , tertulia y juerga si por hay surgen una sonanta y una garganta, un pecho , un alma, un grito.
Sobre "La mano azul" , en este blog le dedico hace ya unas lineas. Pulsando aqui se puede leerlas (en gabacho, lo siento ).
jeudi 5 novembre 2009
La main bleue
Saint-sever, demain soir : vernissage de toro/expo ( ole loli ! ) et ciné.
"la main bleue " est une oeuvre de floreal peleato, critique au magazine très , très pointu "Positif" et madrilène, sur mathieu sodore et son travail de plasticien à lisbonne.
voilà ce que j'ai écrit à la demande de mathieu, à la suite d'autres contributions, pour un texte qui figurera dans le catalogue de présentation du film lors des festivals auxquels il va concourir ( il a déjà gagné un prix à cadix et a été sélectionné pour cinespaña à toulouse ) :
« en la calle de la sangre
lloran gotitas de pena
los pinceles de Juan Grande »
Souvent - toujours ? - la copla, en quelques mots ,
décoche
et touche au but.
De même , de l'irrigation dans la volonté de ne pas nous montrer mais de raconter les visages dans le coeur d'un peu d'eau, l’œuvre de floréal peleato colporte cette envie de donner soif et à boire.
Tout à coup et pendant une heure, nous sommes d'une même « main bleue » ocre qui caresse ou tue les limbes veinées de terre ramenées du ventre de gaïa.
Alors, bien que nous ne soyons pas du même sang que le peintre , sa rue et ses pinceaux , nous comprenons, quand défilent les images , résonnent les bruits ( le travail sur le son est remarquable ) d'un pressoir de nuit - la pellicule - , les fruits de cette contemplation.
Comme pour la copla.
ludovic pautier
allez, mañana me voy alli et je vous promets de rapporter tout ce que ma gibecière pourra contenir de sensations et d'émotions.
samedi 11 juillet 2009
Du même sang ( archipiel 24 )

Nous sommes du même sang
celui qui se mêle à la réalité
et l’ infini
a dit le père
ma voix est le séquoïa poussé
au milieu des allées romaines
de cystes
qui sait serrer les âmes
de ses branches
les rubis pendus
pleurent
et se souviennent.
Ce sang
il m’ a pesé
son flot balaie
la bataille des venins
limoneux
a dit le fils
ce soleil
c’est l’oreille tranchée
et la mie
de son souffle agité
le ciel du pain nouveau
qui la recueille.
Il m’a grandi
sa crue
voyage
a dit le père
jusqu’à toi
sur la rive son baiser
fait partie de nos anneaux
sacrés
dans mes mains,
approche,
tu vas trouver les agrafes
à
mettre dans ta gorge
garde-toi de les avaler.
La buée
de triana
se détache des langes
où tes côtes d’enfant
furent roulées
pour que tu ais
ta place entre les ailes
du chapeau
des Torre
juste après moi
moi
qui te gardais
quand tes cris
élargissaient ma nuit
et devenaient
l’accouplement des alphabets.
Je sais
a dit le fils
mon père
quitte tes doigts
de ces bagues
et donne-moi
la force d’une morsure
que je goutte
à ce sang
qui est le mien.
Oui
mords
car tu es la peur que je lis
dans ce mouchoir
mouillé
mords
sans douceur
car ton chant
doit trouver
sa lisière
carnivore
et serre
avec tes dents
pour que je monte une offrande :
Nos humiliés
sont sans rancœur
et transfigurent ma bouche
nos guitares voient si loin
que les doigts
d’eugenio
et d’antonio
paraissent suer
des encolures de chevaux argentins
nos pas sont ceux de moineaux amoureux
à la peau
de cire qui s’allume
d’un coup de botte
qui siffle.
Ils gouttent dans le baume
des écorchures.
Tu vois
nous sommes du même sang
a répété le père.
Je l’écoute battre
a dit le fils
.
( mont de marsan / jeudi 9.07.09 / jose de la tomasa/ gabriel "pies de plomo" / antonio moya / eugenio iglesias / javier heredia / manuel flores )
nous ne sommes pas du même sang mais de l'irrigation dans la volonté de ne pas nous montrer mais de raconter nos visages dans le coeur d'un peu d'eau et nous colportons cette envie de donner soif et à boire.
nous ne sommes pas du même sang mais d'une même main bleue ocre qui caresse ou tue les limbes veinées de terre ramenées du ventre de gaïa.
nous ne sommes pas du même sang mais d'un pressoir de nuit où se reconnaissent les fruits, le mur et nos contemplations.
( mont de marsan / mercredi 8.O7.09 et jeudi 9.07.09 / mathieu sodore / floreal peleato / rui / bibito / daniel / olivier deck / charlie tastet / alfredo / ludovic pautier )
nb : les photos sont tirées du programme et du billet de la soirée du 9 juillet au café cantante du festival arte flamenco de mont de marsan, du catalogue de l'exposition de mathieu sodore " la musica callada del cantaor " accompagné de textes déjà publiés mais corrigés pour l'occasion dans " los pinchos del ciego " et du DVD du documentaire écrit et filmé par le réalisateur floreal peleato intitulé " la main bleue " présenté dans le cadre du festival ( on en reparlera ).
merci à marie, nanou , jean-pierre , françoise, pierre et christophe, mon sommelier préféré.
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