dimanche 24 janvier 2010

Cien años cien

he aqui una noticia del amigo Pedro que nos manda a tod@s , que estemos de la barra del ciego o de su trastienda .

falta solamente un mes y me la sabia desde antes de navidad pero me creia que hubieran dado mas relieve a este acontecimiento las redes taurinas o extras del bullring que tienen mas y mayor audiencia que el « petit comité « de la bitacora mia.
como no veo nada - pero que nada- venir ( buscas en google y sale la mar de la desolacion ) ponemos aqui el anuncio oficial y le rogamos a los medios de categoria influyentes que pasaran la informacion.
gracias.


Con motivo del centenario del nacimiento de Eugenio Arias (15 de noviembre de 2009), y la conmemoración el 25 aniversario de la apertura del Museo Picasso (5 de Marzo de 2010), el Exmo. Ayuntamiento de Buitrago del Lozoya y la Asociación Cultural Almudena de Arteaga,
convocan el primer Certamen Mixto Eugenio Arias.
Este certamen premiará la mejor obra pictórica basada en la afición taurina de Picasso y el mejor relato corto basado en “Eugenio Arias; el barbero de Picasso.”




Bases :


1.- Podrá participar gratuita y libremente cualquier persona, presentando sólo un relato, que no haya sido premiado en otro concurso o certamen literario, y que no haya sido publicado en ningún medio.

2.- Los relatos estarán escritos en castellano, con una extensión mínima de 300 palabras y máxima de 2000, éstos serán remitidos al siguiente correo electrónico(comunicacion@buitrago.org), indicando en el asunto: Eugenio Arias, el barbero de Picasso. En el correo se incluirá, nombre y apellidos de la persona remitente y su lugar de residencia (no es necesasrio dirección completa).

3.- El relato será imaginario, real y/o anecdótico, cualquier texto que no se ajuste a las bases será descartado.

4.- El plazo máximo de admisión de los relatos será el próximo 22 de Febrero de 2010.

5.- El concurso se fallará en los 7 días naturales siguientes a la finalización del plazo de presentación.

6.- El premio no se declarará desierto, y será de 200 Euros y pergamino conmemorativo, que otorgará la Asociación Cultural Almudena de Arteaga.

7.- El autor del relato cede voluntariamente los derechos a la organización del certamen, no pudiendo reclamar a la misma, ningún tipo de compensación por autoría o beneficio que pudiera resultar de la publicación del mismo.

8.- El plazo máximo de presentación de las obras pictóricas será el 1 de Marzo de 2010, pudiendo presentar únicamente una obra por autor.

9.- Las obras serán numeradas y registradas con el nombre del autor en un sobre cerrado, permaneciendo así cada obra en el el anonimato.

10.- El premio para este certámen será idéntico al literario, 200 Euros y pergamino conmemorativo, que entregará el Exmo. Ayuntamiento de Buitrago del Lozoya.

11.- Todos los participantes de este certamen de pintura, ceden voluntariamente los derechos de las obras a la organización del concurso, declinando cualquier derecho que pudiera pertenecerles como autores de las mismas.

12.- Cualquier circunstancia no contemplada en estas bases será resuelta por la Organización.

13.- La participación en este primer Certamen Cultural Mixto, Eugenio Arias, implica la aceptación de las bases.

14.- La entrega de premios se realizará en el salón de actos del Ayuntamiento de Buitrago del Lozoya, el día 5 de Marzo a las 12 de la mañana.

15.- El jurado estará compuesto por representantes del Ayuntamiento, de la Asociación y personas relacionadas con la cultura.





nb : las fotos son obras de Hubertus Hierl y Ralph Gatti. la que ilustra el post fue tomada al final de la ultima corrida  a la que asistio Don Pablo en Frejus, creo que en 1967. el rostro al que esta destinado la sonrisa, el cariño y la bella emocion de la amistad en frente del maestro es el de Eugenio Arias, el barbero dePicasso. si nos seguis aqui en los pinchos ya sabeis de quien se trata. sino, teneis que teclar aqui.

nb 2 : el escudo es el de Buitrago.

mercredi 13 janvier 2010

Tierra flamenca ( Archipiels 28 )




cette terre est là,
souffre d'être dite
quand la tresse des nuits qui mordent
passe en lambeaux,
les rosées emmêlées aux yeux de ce ruban increvable,
violente sa bouche et l'esprit en état de mèche .

c'est un vrai refuge,
une coupure aigrelette, un sillon étourdi,
la main sur la pierre un silence.





infiltration dialectique dégagée sous les doigts brûlés,
cette terre est là,
nouée autour du soc de toutes les palpitations et glissée sous la peau du monde,
c'est la matière infriable d'un trait d'anis,
le sec de la pénombre fardée,
l'ivresse hors des jantes
passée à genoux
sur le côté des ruisseaux de cire.




cette terre est là,
ne nous en délivrez pas.

il faut en cracher les lieux,
laisser du temps à la neige des amandes
posée au pied de la parole des arbres,
sans râture,
en loucedé,
le temps que la bouche prenne son goût.




cette terre est là,
un clou piqué dans l'échine
sa bohème
claquée.

ses miroirs sont des étangs qui mangent
à la tanière,
au trou,
à la tête d'épingle
cocaïne
trouvée dans l'illisible.




cette terre est là,
cette terre c'est une main arrachée,
une trace.

la fenaison de nos yeux clos.

Ludovic pautier / La fenaison des yeux clos / Cette terre est là : Pessac-Nîmes 2010

nb : les illustrations sont tirées des deux splendides, passionants, merveilleux, pétulants et jondos albums de Christophe Dabitch et Benjamin Flao : " Mauvais garçons / Solea " tomes 1 et 2 ( chez Futuropolis ).
j'ai eu le plaisir de recevoir Dabitch ( co-auteur avec David Prudhomme de l'indispensable " voyage au pays des serbes " paru en 2003 chez Autrement ) dans " falseta ".
le gacho est bordelais et adorable ( ce qui n'est pas évident...I plaisante, I plaisante ). on peut écouter l'émission en cliquant ici-même et en glissant jusqu'au podcast du 8 décembre..
bref, si vous  n'aimez pas poser vos cadeaux sous le sapin mais plutôt dans les fourrés du quotidien , par tendresse, par surprise,  par esprit de contradiction ou par exemple, choisir ces deux BD est un acte militant.



mercredi 6 janvier 2010

Jim' s veneno




- jim ! eh jim !
- yes, ciego, what's the matter ?
- eh, jim, la encontré, ya ! la ves ? esta aqui, solo pa'ti, primo !
- what ?
- pero en el video ! mirala...si, es la de la foto, la de la peli tuya, pero coño que...aaaahhh...wait : vd no habla español, verdad ?
- no, but my friend joe talked it not bad.
- joe ? joe strummer ?
-sure, he had an hacienda near almeria.
- poor joe, maestro.
- as he always said to me : " la vida no vale nada ".
- claro , pero al menos te traigo algo que te  alegrarà un pelin.
- what ?
- la guitarra de manolo, hombre ! me pillé con ella por internet.
- el sevillano ? wonderful ! but, who's the guy...
- el que canta la taranta esa de pedro el morato ? un monstruo, tio, un monstruo : la matrona, el pepe.
- and what he sings ?
- euuhh...while the vida no vale nothing, i just gave it veneno. bueno, ma' o meno'.
- a poison ?
- pues, si , un veneno. como los toros , o el cante, el amor, la poesia y el vino, el tabaco negro, un atardecer y una madrugada, el campo...la vida.
- yeah ! la vida is a poison.
- eres un fenomeno, jim.



jeudi 31 décembre 2009

Le géomètre et son rayon vert ( espérances )






Ay! Ayaayyy! Torito
Torito verde
ay! con el castigo
mucho se duele
ay! pero con arte
mucho se crece.


Y procuro regalar al futuro zarandeado pero valiente este torito verde clandestino que espera salir por el campo de la amistad y del arte.

Pedro Arias

que le taureau soit un voyage  
pour une sécrétion indocile

quatre sabots qui griffent
et extraient
une salve
des pores de nos pupilles.

il sera temps alors
d'enfanter la main
du géomètre
qui brisera ses mailles.

Ludovic Pautier

jeudi 24 décembre 2009

Un cadeau / Un regalo




le sapin.
j'avais oublié.
alors vite, j'étais allé planter une guitare la tête à l'envers dans un pot avec un peu de terreau. "c'est du cyprès" ai-je crié aux enfants.

les cadeaux. merde. les cadeaux.
j'ai griffoné quelque mots sur un bout de nappe. j'ai déchiré.
mon amour a lu à voix haute pour tout le monde : " bon pour aller en voyage ce printemps à Totana ".
la soirée débutait bien.
je fermais les yeux.

huuumm ,restait encore un peu d'anis Matalahuga derrière la huche à pains.
il me tardait d'être violet comme un lys.
depuis la cheminée les gitans sortaient un par un, exhalés par le feu de l'âtre dans le salon.
un baiser sur le front de chacun.
les enfants somnolaient sur mes genoux.
hélène avait un sourire.
y El Vareta llegando.

mon cadeau, mon noël.
enfin.



nb 1 : merci à mateo pour le dessin que j'ai retoqué a mi manera ( l'année dernière aussi, que ferais-je sans toi ? )
nb 2 : El Vareta canta taranto por buleria o buleria por taranto ( Condesa , que le parece ? ). muy escaso. et c'est formidable.

dimanche 20 décembre 2009

Nos duele



Maribel Brenes s'est levée ce matin avec dans la bouche un mot. doler.
un ravin la hante. elle doit faire souffrir et se faire mal.
ce matin , j'écoute aussi les nouvelles de Grenade dans un vacarme de bruits de pelles.
je murmure pourquoi dans mon café.
je fais le geste dans l'air d'essuyer la sueur furieuse de Serge Pey avec un gant de peau de taureau. il redit essouflé : " nous ne croyons pas à la résurrection des cimetières ".
je pense à Maribel,
tu les aimerais Maribel, Serge et ses bâtons, son feu et ses palmas à l'envers qui déclouent le seigneur pour le remplacer sur la croix par la longue liste des sacrifiés du fascisme.
la douleur, lui, il la tenaille dans sa chair pour ne jamais la livrer à la mémoire. le ravin qui le hante a les mêmes dimensions mais aux fragments qu'on retrouve parfois dans sa boue il préfère les brisures de psaumes : " laissez Lorca avec son ami le maître d'école et les deux toreros anarchistes ".
Maribel Brenes ne sait pas les larmes qui montent dans la cale des tripes de Serge. Maribel voudrait semer des cendres, elle pleure du vent
.
.
.
depuis deux jours Federico, Dioscoro, Francisco y Joaquin sont officiellement " disparus ".
c'est elle qui doit porter la nouvelle aux familles.
on palpe les douleurs .



et Lorca ,ce symbole qui pouvait unir ce qui s'est désuni, la matérialité de ce qui peut-être de l'ordre du réconciliable, est touché tel un dormeur du val, une seconde fois au côté.
en juin 1927, au teatro Goya de Barcelone, Margarita Xirgu  ( avec Garcia Lorca sur la photo ) fait lever le rideau sur la " Mariana Pineda " du poète de Grenade. elle brode " loi , liberté, égalité " sur un drapeau et meurt par le garrot pour cela.



dans sa pièce Lorca a écrit :

" La plaza con el gentío
(calañés y altas peinetas)
giraba como un zodíaco
de risas blancas y negras.
Y cuando el gran Cayetano
cruzó la pajiza arena
con traje color manzana,
bordado de plata y seda,
destacándose gallardo
entre la gente de brega
frente a los tóros zaínos
que España cría en su tierra,
parecía que la tarde
se ponía más morena.
...
Cinco toros mató; cinco,
con divisa verde y negra.
En la punta de su espada
cinco flores dejó abiertas,
y a cada instante rozaba
los hocicos de las fieras,
como una gran mariposa
de oro con alas bermejas.
La plaza, al par que la tarde,
vibraba fuerte, violenta,
y entre el olor de la sangre
iba el olor de la sierra.
Yo pensaba siempre en ti;
yo pensaba: si estuviera
conmigo mi triste amiga,
¡mi Marianita Pineda!..."

Barcelone. encore. décembre 1932. de retour de New-York, Federico donne une conférence dans cette nécessité primale, cette " réaction lyrique en toute sincérité et simplicité...difficiles aux intellectuels mais faciles aux poètes " envers ce mélange que lui a inspiré la ville démiurge : " géométrie et angoisse ".

aujourd'hui, à BCN -on dit comme ça, les autorités garrotent une autre fois cette pauvre Mariana et sincérité, facilité sont encore plus difficiles aux politiques qu'aux intellectuels.

alors que dire.
rien.
hay que ir calladito y escuchando . como los cabales.

el señor b, Pedro Bravo dans la vraie vie, termine ses posts qui brillent souvent de cette intensité lorquienne, par un "suena..."
alors, ciego ?
alors,
suena " el poeta " de Duquende.





dimanche 13 décembre 2009

Sous le signe de l'orme


"Al olmo viejo, hendido por el rayo
y en su mitad podrido,
con las lluvias de abril y el sol de mayo
algunas hojas verdes le han salido. "

(A un olmo seco / Antonio Machado in Campos de Castilla )

Au vieil orme, fendu par un éclair
et dans sa moitié pourri,
avec les pluies d ‘avril et le soleil de mai
on poussé quelques feuilles vertes.



GRACIAS por vuestra sensibilidad, apoyo y solidaridad, porque con ello habéis conseguido que me tiemble el pulso y se me enturbien los ojos con la lagrima contenida a la hora de firmar la solicitud de VACÍO SANITARIO para las vacas de COQUILLA.


Vosotros y sólo vosotros vais a ser la causa por la que la única rama original que hoy existe de las 4 en que se dividió la ganadería de Coquilla no desaparezca también.

Afortunadamente habeis entendido que el toro de lidia antes que grande y cornalón lo que tiene que ser es bravo.

Dado vuestro manifiesto interés me creo en la obligación de explicar las razones que me han llevado a tomar soluciones tan radicales:

Desde el año 1973 en que me hice cargo de la ganadería, hemos conseguido sobrevivir a la moda del toro grande con un toro pequeño, a la manía del toro cornalón con un toro cornicorto, a la imposición del toro tranquilo con el toro fiero, y a reconocimientos veterinarios que miden el toro con un único patrón, olvidando las peculiaridades de cada encaste; pero el que me obliguen a sacrificar una vaca con 16 años y 32 veces saneada, madre de 2 sementales y un toro de vuelta al ruedo, eso ha sido la gota que ha hecho derramar el vaso.

A partir de ahora os habéis convertido en ganaderos sin quererlo y en el futuro cada vez que salga al ruedo un toro de Coquilla, aunque sea en una novillada sin caballos, algo de él os pertenece, pues al final, sois vosotros los que habéis conseguido que siga existiendo, y por eso la familia Sánchez Fabrés os estará eternamente agradecidos.
Vamos a seguir, aún sabiendo que es inútil luchar contra el sistema, porque al encaste de Coquilla al igual que al olmo de MACHADO hendido y partido por el rayo algunas hojas verdes de esperanza le han salido.

Juan Sánchez Fabrés


MERCI pour votre sensibilité, votre soutien et votre solidarité, parce que tout cela a permis à mon pouls de frémir et à mes yeux de se brouiller de cette larme réprimée au moment de signer la demande d’ERADICATION SANITAIRE pour mes vaches d’origine COQUILLA.


Vous et vous seuls êtes la cause qui conduira à ce que la rame originelle des quatre branches de la division de la ganadería de Coquilla ne disparaisse pas.


Vous avez fort heureusement compris que le taureau de combat, avant d’être grand et très armé, doit être brave.


Etant donné vos manifestations d’intérêt, je suis dans l’obligation de vous donner les raisons qui m’ont poussé à vouloir prendre des solutions si radicales :


Depuis 1973, date à laquelle je me suis retrouvé en charge de l’élevage, nous avons réussi à survivre à la mode du taureau grande avec un taureau plus petit, à la manie du taureau cornalón avec un taureau aux cornes plus courtes, à l’imposition du taureau docile avec le taureau combatif, et aux examens vétérinaires qui définissent le taureau avec un seul patron en oubliant les particularismes de chaque encaste. Mais celui qui m’a obligé à sacrifier une vache de 16 ans, 32 fois déclarée saine, mère de deux sementales et d’un taureau de vuelta al ruedo fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.


A partir de maintenant, vous vous êtes reconvertis en ganaderos sans le vouloir et, dans le futur, chaque fois que sortira un taureau de Coquilla, même dans une novillada sans picadors, un peu de lui vous appartiendra, parce qu’au final, c’est vous qui aurez réussi à ce qu’il existe et pour cela, la famille Sánchez-Fabrés vous sera éternellement reconnaissante.


Nous allons continuer, même en sachant qu’il est inutile de lutter contre le système, parce que sur le tronc des coquillas, à l’instar de l'orme de MACHADO fendu et disloqué par l’éclair, poussent quelques feuilles de verte espérance.


Juan Sánchez Fabrés
 

 
commentaire : j'ai eu sous les yeux la teneur des messages qui défilaient vers la messagerie de Pedrollen, envoyés des quatre coins de la planète des taureaux afin de soutenir le ganadero et sa famille dans cette "lucha" de dernière extrémité.
ce qui frappait c'était que la plupart avaient écrit  qu'un jour ils avaient assisté au combat d'un Coquilla et qu'ils en étaient restés subjugués à jamais. savoir que pouvait disparaître un des meilleurs souvenirs de leur panthéon taurin ou qu'ils ne pourraient plus envisager de le revivre de facto leur était par trop insupportable. la lutte de Juan était inscrite dans leur quête. ne pas l'appuyer c'était livrer sa mémoire et ses espoirs à l'abattoir, ou pire, à l'étable.

Juan Sanchez-fabres a choisi, avec force et volonté, de faire référence à ce texte du poète de Séville, de Madrid et Paris, de Soria, de Baeza, de Ségovie et de Collioure.
l'analogie est splendide. engagée.
alors c'est à notre tour de lui rendre la pareille en citant les derniers vers du cantique à l'orme centenaire.

"Olmo, quiero anotar en mi cartera
la gracia de tu rama verdecida.
Mi corazón espera
también, hacia la luz y hacia la vida,
otro milagro de la primavera."

Orme, je veux inscrire dans mon carnet
la grâce de ta branche reverdie.
Mon coeur aussi attend,
vers la lumière et vers la vie,
un autre miracle du printemps.

nb : crédit photo ADAC et Yannick olivier pour le portrait de Juan. quant à l'orme de Machado sis à Nuestra Señora Del Espino à Soria c'est l'oeuvre de un tal Xavipat.