"Al olmo viejo, hendido por el rayo
y en su mitad podrido,
con las lluvias de abril y el sol de mayo y en su mitad podrido,
algunas hojas verdes le han salido. "
(A un olmo seco / Antonio Machado in Campos de Castilla )
Au vieil orme, fendu par un éclair
et dans sa moitié pourri,
avec les pluies d ‘avril et le soleil de mai
on poussé quelques feuilles vertes.
GRACIAS por vuestra sensibilidad, apoyo y solidaridad, porque con ello habéis conseguido que me tiemble el pulso y se me enturbien los ojos con la lagrima contenida a la hora de firmar la solicitud de VACÍO SANITARIO para las vacas de COQUILLA.
Vosotros y sólo vosotros vais a ser la causa por la que la única rama original que hoy existe de las 4 en que se dividió la ganadería de Coquilla no desaparezca también.
Afortunadamente habeis entendido que el toro de lidia antes que grande y cornalón lo que tiene que ser es bravo.
Dado vuestro manifiesto interés me creo en la obligación de explicar las razones que me han llevado a tomar soluciones tan radicales:
Desde el año 1973 en que me hice cargo de la ganadería, hemos conseguido sobrevivir a la moda del toro grande con un toro pequeño, a la manía del toro cornalón con un toro cornicorto, a la imposición del toro tranquilo con el toro fiero, y a reconocimientos veterinarios que miden el toro con un único patrón, olvidando las peculiaridades de cada encaste; pero el que me obliguen a sacrificar una vaca con 16 años y 32 veces saneada, madre de 2 sementales y un toro de vuelta al ruedo, eso ha sido la gota que ha hecho derramar el vaso.
A partir de ahora os habéis convertido en ganaderos sin quererlo y en el futuro cada vez que salga al ruedo un toro de Coquilla, aunque sea en una novillada sin caballos, algo de él os pertenece, pues al final, sois vosotros los que habéis conseguido que siga existiendo, y por eso la familia Sánchez Fabrés os estará eternamente agradecidos.
Vamos a seguir, aún sabiendo que es inútil luchar contra el sistema, porque al encaste de Coquilla al igual que al olmo de MACHADO hendido y partido por el rayo algunas hojas verdes de esperanza le han salido.
Juan Sánchez Fabrés
MERCI pour votre sensibilité, votre soutien et votre solidarité, parce que tout cela a permis à mon pouls de frémir et à mes yeux de se brouiller de cette larme réprimée au moment de signer la demande d’ERADICATION SANITAIRE pour mes vaches d’origine COQUILLA.
Vous et vous seuls êtes la cause qui conduira à ce que la rame originelle des quatre branches de la division de la ganadería de Coquilla ne disparaisse pas.
Vous avez fort heureusement compris que le taureau de combat, avant d’être grand et très armé, doit être brave.
Etant donné vos manifestations d’intérêt, je suis dans l’obligation de vous donner les raisons qui m’ont poussé à vouloir prendre des solutions si radicales :
Depuis 1973, date à laquelle je me suis retrouvé en charge de l’élevage, nous avons réussi à survivre à la mode du taureau grande avec un taureau plus petit, à la manie du taureau cornalón avec un taureau aux cornes plus courtes, à l’imposition du taureau docile avec le taureau combatif, et aux examens vétérinaires qui définissent le taureau avec un seul patron en oubliant les particularismes de chaque encaste. Mais celui qui m’a obligé à sacrifier une vache de 16 ans, 32 fois déclarée saine, mère de deux sementales et d’un taureau de vuelta al ruedo fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.
A partir de maintenant, vous vous êtes reconvertis en ganaderos sans le vouloir et, dans le futur, chaque fois que sortira un taureau de Coquilla, même dans une novillada sans picadors, un peu de lui vous appartiendra, parce qu’au final, c’est vous qui aurez réussi à ce qu’il existe et pour cela, la famille Sánchez-Fabrés vous sera éternellement reconnaissante.
Nous allons continuer, même en sachant qu’il est inutile de lutter contre le système, parce que sur le tronc des coquillas, à l’instar de l'orme de MACHADO fendu et disloqué par l’éclair, poussent quelques feuilles de verte espérance.
Juan Sánchez Fabrés
commentaire : j'ai eu sous les yeux la teneur des messages qui défilaient vers la messagerie de Pedrollen, envoyés des quatre coins de la planète des taureaux afin de soutenir le ganadero et sa famille dans cette "lucha" de dernière extrémité.
ce qui frappait c'était que la plupart avaient écrit qu'un jour ils avaient assisté au combat d'un Coquilla et qu'ils en étaient restés subjugués à jamais. savoir que pouvait disparaître un des meilleurs souvenirs de leur panthéon taurin ou qu'ils ne pourraient plus envisager de le revivre de facto leur était par trop insupportable. la lutte de Juan était inscrite dans leur quête. ne pas l'appuyer c'était livrer sa mémoire et ses espoirs à l'abattoir, ou pire, à l'étable.
Juan Sanchez-fabres a choisi, avec force et volonté, de faire référence à ce texte du poète de Séville, de Madrid et Paris, de Soria, de Baeza, de Ségovie et de Collioure.
l'analogie est splendide. engagée.
alors c'est à notre tour de lui rendre la pareille en citant les derniers vers du cantique à l'orme centenaire.
"Olmo, quiero anotar en mi cartera
la gracia de tu rama verdecida.
Mi corazón espera
también, hacia la luz y hacia la vida,
otro milagro de la primavera."
Orme, je veux inscrire dans mon carnet
la grâce de ta branche reverdie.
Mon coeur aussi attend,
vers la lumière et vers la vie,
un autre miracle du printemps.
nb : crédit photo ADAC et Yannick olivier pour le portrait de Juan. quant à l'orme de Machado sis à Nuestra Señora Del Espino à Soria c'est l'oeuvre de un tal Xavipat.







