Affichage des articles dont le libellé est rafael de paula. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rafael de paula. Afficher tous les articles

dimanche 19 janvier 2014

Au creux


De quoi se réchauffer les "aficiones" au creux de l'hiver indolent cette année.

" Que alegria de ser torero
en la cuadrilla de Paula 
y salir de banderillero
Y envidia le tengo a Paula
cuando sale a torear
y cita al toro en las tablas
con la muleta plega'  ".

samedi 8 septembre 2012

Ya estoy en Jeré donde se comen las papas enteras

Ca commence pas mal pas mal
à l'espagnole
Une petite clé dorée arrive sur un coussin affreux tenu à bout de bras par un loufiat rondelet se frayant un passage entre les invités
tout le monde au garde-à-vous
Paula prend l'ustensile et ouvre la boîte de Pandore
C'est parti

D'abord il faudrait des sièges
pour qui pour qui
Pour ces dames, ces dames là au fond , debout, je suis le seul à ne pas voir au travers ou quoi ? sont pas translucides pourtant.

Dans le in/in brou/brou
Ils apparaissent
ces fauteuils bleus capitonnés pour augustes fondements de parador's VIP
Rafael les a convoqués, "convocatoria" il le dit
pour qu'ils puissent accueillir les fesses qui doivent se serrer devant tant de regards tournées vers elles, elles les danseuses épouvantaillées en peluches sévillanes, on les avait laissées derrière , elles doivent danser après, pendant le gros dîner, elles ont voulu voir le Maestro, ce gros monsieur pas rasérasé, il est sublime il les invite personne n'y avait pensé on va pas faire se vautrer le petit personnel non mais
Ah elles ont vu
et entendu...

Bueno
poum
les mains tapent un peu sourdement le rebord de la table de séance
si je suis venu c'est parce que j'ai voulu
pas parce qu'on me siffle comme un chien et j'accours
ça jamais
Ni toi chef du Parador decorum
Ni toi
Mairesse toutou des adjoints
qui croit qu'elle commande
Parce que c'est moi
que les gens viennent voir
peu nombreux, c'est un fait mais
Bueno
poum
Ah le peintre
le peintre
Que si Dieu te prête vie
au moins qu'il te reste du temps pour apprendre
à peindre
à peindre bordel de cul
Là c'est des fotografias, de la repro qui surfe sur le concept qu'on ne trouve qu'en partie dans la sphère des taureaux : le peintre taurin, c'est comme les marines du port de Capbreton mais c'est plus cher et plus chiant.
Vd no es pintor
première vérité,
Et de ce livre je ne veux même pas en parler
rien que le titre et ça y est, je ne veux pas en parler
On ne déguerpit pas
on n'est pas acclamé
on est dans l'extase
et le bruit est à l'intérieur de soi, bronca torera, si seño'
Alors ce titre pervertit ce livre, la editorial muy mal d'avoir essayé d'enfiler ça par les trous de l'intellect diafoireux
Mon fils pardon mais c'est comme ça
c'est comme ça
Je suis venu pour ça , vous dire ça
et pour ça :
la convocation
Je plie la lettre en 4 , en 8, en 12 si je pouvais je le ferais
la clé en toc je vous la laisse
d'abord rien ne va  plus et tout est faux
je vais rentrer
parce qu'à Jerez
c'est là  où on mange les patates entières
Et voilà.

Quelques rires contraints effritent la pâte de stupéfaction montée dans les pognes du silence du petit nombre venu voir Paula , et comment va-t-il , il a encore pris du poids, c'est bien de lui donner en premier à lui la clé de Ronda, il pourra peut-être en tirer profit, il a des ennuis financiers, toujours, toujours...les gitans...ouais, les gitans, ouais t'as raison

Il a dit pas d'espantada
il prends sa canne, son baston de mando
se lève
regarde
et se retire
La caméra ne le zoome pas, on le voit passer entre deux piliers trois plantes vertes
chacun reprend son rôle
Personne n'a remarqué qu'il se barre avec la serviette de toilette du Parador de Ronda autour des épaules ça doit valoir au moins cinq biftons de cinq à la tienda de l'hôtel...
 "Sacred monster" aurait dit Orzon Güe,
Monstre sacré,
cosas de Rafaé.

Nb1 : c'est pas le buzz c'est The video de l'année.





lundi 20 septembre 2010

Un toril jamais vide de sens



" Ce n'est pas un monde qui disparait, c'est la disparition qui est devenue notre monde " ( Claro / interview dans " Le Matricule des anges " )
La voix de " CosmoZ " riffait les pierres. La veille elle avait souqué la flotte qui transformait en buvard la place du Junqué. Ce que j'avais lu dans le train, passait à l'amble d'un lobe à l'autre.
je pensais alors juste à cette vidéo de Paula, à sa deuxième minute très exactement ( Va por Vd estimada Berrendita ) et au Juli, à son grand cirque des torchons et des serviettes.
avec au milieu Vazemsky , citant Leiris derrière sa talanquère en meuble de rangement de médiathèque , avec l'ombre de la corne  dans son aiguille " d' Escalabère ", un simple escabeau et une pile de livres en son dernier barreau. Dimitri torée l'accent et la " musica callada " de la lettre muette du mot " Poésie ". il le déplace et il la retourne. Parar, mandar, templar y recoger.
même loin des taureaux , un toril n'est jamais vide de sens.

jeudi 9 septembre 2010

Al Maestro



" Nunca los duendes tuvieron un protegido tan fiel, tan insobornable " (Felipe Benitez Reyes in " Palco de sombra " / editorial Renacimiento / 1996)

Gracias, amiga, por acordarte  "p'arrriba...pa'bajo".

jeudi 15 juillet 2010

Le précipice des tournesols ( archipiel 33 )


certains jours Juana La Del Pipa n'a pas d'intestin grêle.
à sa place, le froid des anneaux de la chaîne qui entrave, le froid des calabozos du Penal Del Puerto si noirs qu’on n’y voit pas ses mains  .
elle le chasse en riant avec la guasa des matriarches habituées aux effronteries des vendeurs de beignets. comme quand elle descend de la plaza de toros de Jerez, les ongles cassés d'avoir serré le bois de l' éventail fiché dans son corsage.
parce qu'il fait chaud.
parce qu'aujourd'hui Paula, su Rafae, aurait pu voler aux dieux l'équation de la moitié d'une véronique.
le reste du temps Juana se signe, du bout de ses doigts de lavandière en les trempant dans l'eau bénite des flaques de la solea por buleria.
.


« il n’y a pas de mauvais destin » lança ta mère en saisissant le volant de sa robe déformée par son abdomen plein de toi. 
près de la canne de Luis El De La Maora elle avait dansé , caressant les planètes.
au milieu des graines de tournesol éparpillées
tu te souviens, Juana.
tu plisses un pois de ta jupe.



Juana alors se lève,
la nitroglycérine d’un Veragua dans les reins.
Anda Juana
carrosse colossal
la mygale sombre dans ta bouche
tisse avec le soleil nucléaire des tientos
le temps précis
regarde comment nos yeux se ferment
comment la peau flétrit plus vite.

Anda Juana
Anda
chante
le
précipice.



nb : la photo en noir et blanc est de Gilles Larrain ( vue à l'expo "Prohibido el cante" à mont-de-marsan, una maravilla, dont j'attends le catalogue. le portrait serré en couleurs est signée Ana Palma - sur le site deflamenco.com ).
Le dessin "de tête" est de Miguel Alcala. le texte a "des couilles" m' a dit le type. je lui renvoie le compliment. Miguel, "chacho", merci pour ta générosité et ce trait, incomparables..
nb 2 : le moun, j'y pars demain , donc los pinchos seront au frigo  (ou dans la huche à pains, c'est mieux ) pendant quelques temps.

mercredi 19 mai 2010

Oasis Saltillo



tout se vaut.
un triomphe à Muchamiel et une déroute à Madrid. un borrego gracié au milieu des pipas, des chips goût bacon et un toro con cuajo cinq herbes et du moteur, qui fait sauter le verrou de la - Maître vidal dixit - acorazada de picar .
des types - oui, des types ! - viennent fouler l'albero le plus sacré pour nous autres, Las Ventas del Espiritu Santo, et ils tombent les mêmes niaiseries comme à gravelotte au micro d'une télé qui ne respecte plus rien sauf son audience, c'est à dire son fric et ses annonceurs, et son auto-satisfaction outrecuidante.
le public de la catedra semble sans boussole. viennent les figuras et leurs habitus paraissent tissés de massepain plus que cousus d'or.


les taureaux passent, personne n'applaudit ni n'aboie. on s'embourgeoise. San Isidro n'est plus qu'un défilé de prises de vue de beautés souriantes jusqu'à la nausée où tout rutile mais où rien ne brille. ce sont, paraît-il , les enchantements. pauvres de nous.
et puis Doña Dolores. et puis Don Jose Joaquin. de cette dernière novillada excitante je vous livre la reseña signée par notre amie La condesa de Estraza dans son " De pezon a rabo ".
qui écrit encore comme cela ? c'est à dire avec cette plume tellurique fichée dans une langue aux images aériennes ? plus grand monde...
avancez donc un peu pour voir .



Sobre la novillada de Saltillo

Cuando la plaza de toros de Madrid vive un acontecimiento extraordinario, y la novillada de ayer lo fue porque pasarán años y los presentes estaremos hablando de ella hasta convertirla en anécdota, al día siguiente la afición padece como una especie de resaca colectiva y está de un humor imprevisible, de perros casi, que suele pagar con los de abajo.



Así se verá el festejo de hoy, la muy poco profesionalmente encajada corrida inmediata de El Puerto de Loren, siempre en el filo, tras la garantía de raza que trae consigo lo de Moreno Silva, toros charros de la charrería lígrima para El Cid, Castella le Coq y Rubén Pinar, tres toreros de ferias, que no figuras.


También el personal venteño, en bloque, cuando presencia un acontecimiento extraordinario desvaría mucho y son tantas como testigos las versiones que circulan acerca de lo ocurrido, las cuales -tópicos de los aficionados tópicos aparte- vienen a enriquecer lo vivido por cada cual en la inolvidable tarde.




Pertenezco al grupo de los que consideran la novillada de Saltillo de José Joaquín una extraordinaria novillada, me gustaron todos, los bravos y los mansos, y otra tarde eché de menos a toreros ante ella y no a tres mantas con coleta negados para la profesión a la que aspiran, y eso que la que firma así mismo pertenece al grupo de los que jamás se han cebado con la novillería. Novilleros hoy en manos de auténticos capos, unos cuantos muchachos atolondrados que se creen que venir a Madrid es pasaportar a la "tora" haciendo contorsiones en despegada y arrítmica danza, como si Las Ventas fuera un gache de talaqueras.


Me encantó la novillada, ya digo. Extraordinariamente bien presentada y criada, degollada como le corresponde familiarmente, fina de cabos, esos toros de pata de cabra con pezuña mínima, pezuñas de toros de los que no se caen. El matamoscas del rabo como una hélice y los países bajos abundantes, duros y macizos como las pelotas que los boxeadores utilizan para calentar, lo cual dice mucho, químicamente hablando, de su criador.


La novillada, que vendió su vida cara, no se comía sin embargo a nadie, ni se emplazó ni esperaba al hombre reservona, ni pegaba hachazos ni tornillazos, simplemente pedía toreros dispuestos a pisarle los terrenos con capacidad para disimular el miedo, que cundía, mientras los animales se hacían los dueños del ruedo e imponían su ley hasta la muerte.



 Tras traicioneras puñaladas en las barrigas bravas, dos se fueron vivos a los corrales, que con el del día anterior de Emilio de Justo suman tres toros con los que sus matadores no pudieron, en veinticuatro horas escasas y en plena feria de San Isidro.


Y la gente salía de la plaza intentando recordar cuándo fue la última vez que en la Monumental de Madrid había ocurrido algo parecido, dos toros vivos al corral en una sola tarde, con otro la tarde anterior, y José Luis Suárez-Guanes era breado por tirios y troyanos que le estrujaron la memoria.




Y ocurrió, claro que ocurrió y muchos fuimos testigos, que tres toros se fueron vivos, no en dos festejos, sino en el mismo. Fue el 12 de julio de 1987 con Antoñete, Curro Romero y Rafael de Paula en un cartel ¡de verano! y toros del Marqués de Albayda. Antoñete mató a los dos suyos a trancas y barrancas pues en uno de ellos escuchó dos avisos y a punto estuvo de caer el tercero, Curro Romero se dejó uno vivo y con el otro acabó como pudo, que no es poco, y Rafael de Paula no mató a ninguno de los dos. A su primero por la lógica impotencia de un genio frente a un búfalo y al segundo porque no le dio la real gana de darle ni uno. No es que no le diera ni uno bueno, es que no le dio ni uno ni con el capote ni con la muleta: ni uno. Que no se acercó al toro, vamos, que dejó Rafael que pasaran los tiempos reglamentarios refugiado en las tablas de los terrenos del 7 pues Rafael sabe mucho de terrenos benignos, el 7 le respetó y allí no pió nadie ni mueca alguna se hizo contra el gitano, y minutos después salieron los tres chamanes a almohadillazos que caían por los alrededores de la puerta de cuadrillas en racimos como las uvas, mientras la gente bramaba.


Ninguna de las dos tardes me aburrí y ambas las recordaré mientras viva. Con una diferencia, en la tarde de ayer yo no he visto correr jamás en una plaza de toros a tantos tíos a la vez, tirándose de cabeza al callejón, tíos en la flor de la vida como Paco Chaves, Miguel Hidalgo y Antonio Rosales, más los peones, se entiende que con ansias de hacer carrera en el toreo tanto unos como otros.

 En la corrida de Alfonso Albayda, y eso que estamos hablando de tres cincuentones pasados de todo y con los huesos hechos puré de volteretas mil, no corrió ni uno de los tres inolvidables maestros, ni uno, ni una carrera que recordar se pueda en toda la tarde aquella.



que les postulants au débroussaillage linguistique de la langue des ibères m'excusent, je ne me lancerai pas dans une traduction. il y a une tessiture des mots, un fumet aussi qui doivent rester tapis dans l'ombre et ne surtout, surtout, rien avoir à faire avec cette maladie contemporaine de la transparence.
lisons et relisons dans le jus.
il y a là cette truculence de l'influence " rayana " ( se dit de qui a balbutié puis appris à "toréer" avec les mots dans cette bande de terre collée à la raya, la frontière hispano-portugaise ) et l'héritage de tout un contingent de savoirs taurins frotté aux tertulias les plus coriaces comme les plus lettrées c'est à dire l'antithèse du palco des m'as-tu -vu.
chapeau , Condesa. enhorabuena señor ganadero.
si vous voulez savourez un résumé de cette course de visu, il faut aller là.


nb : photo de Gorka Lejarcegi, Manon, Nestor Botta et Nepthys.
on reconnaît sans mal le rond de Las Ventas et les  " toros de pata de cabra con pezuña mínima " et leur mayoral ( saluant pour une autre course, où on voit l'aficion effectivement sans sextant se détourner de la quête de la caste, misère ! ) . le reste des illustrations provient du Museo del desierto de la ville de  Saltillo, nom éponyme de l' origine génétique des Moreno de Silva et de toute la cabaña brava du Mexique. la dernière montre  un monument, una cruz, sise aux portes de cette même métropole. quant au Monsieur sous le chapeau qui essuie une larme en souvenir , aussi , du 12 Juillet 1987 et de bien d'autres , tout le monde l'aura reconnu.

samedi 10 avril 2010

Aficion con estomago


- ciego ?
- si, chinorré, que pasa ?
- que es tener aficion, exactamente ?
- exactamente, no se. pero el dia que vas a comer mariscos con gente de la oficina y, que entre que si la Bruni y que no la Dati - o al reves, te sorprende en desplegar la mini toalla del limpiadeos pa' iniciar una media veronica redonda como el estomago der Rafaé, ya te puedes decir aficionao.
- solo eso ?
- no, que no. que como no hay papelito mojao que huele a limoncito sin langostinos, sin toro la cosa es de Barychni"cow" y no de tauromaquia. vale ?
- pues, vale.
- te apetece otro platillo de gambitas ?
- bueno , pero al vinito invito yo.
- coño, como que si. el aficionao de veras siempre paga su ticket para bullfight.

jeudi 4 décembre 2008

Geyser de la frontera



mazette.
en voyant passer la señora condesa au bras de rafael de paula tout le quartier s'est tu.

vite, il fallait un troubadour virtuel pour embrayer sur la possibilité d'un début de juerga, comme un hommage à tant de toreria qui passe.

surgit alors le meilleur des propices. sa majesté diego carrasco. un esprit des souffles incalculables lui avait sussuré qu'il fallait qu'il passe par ici.
à la vue du maestro et de sa cavalière, les cordes de moraito se frottaient déjà de plaisir.
les gorges subissaient les premières torrentialités de la voix qui montait de geyser de la frontera.

palmas por lo bajini. sorditas. puis plus claires, a compas de parapet parfait. pur jus de jaleo...
va por ustedes , los dos, carmen y rafaé.
diego, mi arma, a ti te toca. pim, pam, pum, fuego !
.
.
.
Cuando al vuelo tu capote,
pinta verónica al trote
del toro en el redondel.
Parece la Maestranza
una academia de danza
o un cortijo de Jerez.
Y cuando la aguja del toro
pinta el traje grana y oro
como ensartando un clavel.


En tus brazos soñadores
alfileres de colores
no le quieren coser.


Como mimbre canastero
se mece tu cuerpo entero
mientras que pasa el burel.
El vuelo de tu muleta
es el verso de un poeta
que quiere al cielo embeber.
Qué bronce de la escultura
del toro por la cintura
y tu muñeca un cincel


Y en tus brazos soñadores
alfileres de colores
ole con ole y olé


nb1 : une version chantée "al alimon" par diego carrasco et miguel poveda se trouve dans le dernier album du cantaor de barcelona, " tierra de calma " , qui est extraordinaire de bout en bout, grâce aussi à la probité artistique de production et d'accompagnement du guitariste juan carlos romero.
nb2 : comme au comptoir une tournée ne fait qu'annoncer la suivante, le ciego met en ligne la version alimonada dont il est question dans la nb1. ole los cantaores buenos .