samedi 3 juillet 2010

Ayer fue

Ayer fue y me parece que hace 22 años.
en la coronilla del veneno de mi verano sagrado hay un eco , siempre, porque Julio es de Jose. al menos para mi, unos compañeros de la vida...y sabemos porque.
Y tambien sé yo, que un dia iremos juntos a San Fernando como Federicos a Santiago, acariciar  los pelos de bronce de un niño con bañador, que salio del mar y encontro al Poseidon del quejio y se quedo con su amparo mientras el le cantaba su " Na' es eterno".


mercredi 30 juin 2010

Emérite ( A luis Caballero Polo )


vends-moi un peu de ton nougat au pignon  mon petit ce matin je le trempe dans la lumière et le sel de mes larmes celles trouvées calle Cava de los civiles sur un coin de bar il me fera du bien.
dans son papier argent pose-le sur ma table chante ce pregon que tu as su en regardant les lèvres de Luis moi tu sais j'aimais simplement écouter souffler sous la crème fouettée de ses cheveux une letra d'Aznalcollar en pensant à Juan, su abuelo "El Lero"
«Quiero vivir en la sierra
aunque allí no gane dinero,
tengo mis buenos amigos
mi escopeta y cuatro perros
y una serrana conmigo »
regarde dans sa bouche la douille chaude de la balle qui a tué son père tourne comme à chaque fois qu' il chante les muqueuses de l'ange.
 
il riait Luis Caballero Polo parce qu'il savait aussi qu'une seguiriya peut sauver la vie.
la preuve c'est qu'il est mort en silence.


nb 1 : merci à José Berajano qui publia en 2003 un article sur la Triana intime et profonde, historique et populaire dans La Vanguardia et que Courrier International traduisit et publia.
miracle d'internet ! il est .
nb 2 : l'auteur de la photo est Paco Sanchez.
nb 3 : por fandangos naturales, Luis Caballero Polo y al toque Jose-Luis Postigo.

vendredi 18 juin 2010

L'année de la mort de Jose Saramago

Jose Saramago (16/11/1922- 18/06/2010)
Je ne dirai pas :

Que le silence me suffoque et me bâillonne.
Muet je suis, muet je resterai,
Puisque la langue que je parle est d’une autre espèce.

Paroles consumées qui s’accumulent
Qui se répriment, puits d’eaux mortes,
D’âcres peines transformées en limon,
Fond de vase où restent des racines tortueuses.

Je ne dirai pas :
Qu’ils ne méritent pas même l’effort de les dire,
Les mots qui ne disent pas tout ce que je sais
Dans ce refuge où ils ne me connaissent guère.

Il n’y a pas que de la boue charriée, pas que de la fange,
Pas que des animaux flottant, morts, pas que des peurs
Des fruits turgides s’entrelacent en grappes
Dans le puit noir d’où s’élèvent des doigts.

Je dirai seulement,
Convulsivement replié et muet
Que celui qui se tait quand je me suis tu
Ne pourra mourir sans tout dire.

( Les poèmes possibles )

et cette nuit je pense à Popelina, à Sofia, à Mathieu, à Thomas.
je vous embrasse.

Eloquence 2 - France culture 0 ( et Tendido 69 qualifié )



"Oui...
Fatalement."

( Pierre Alechinsky répondant au quidam de service sur France-Culture ce matin, lequel quidam voulait savoir s'il, le peintre , avait regardé le France-Mexique de football - je précise de football pour ceux qui étaient en vacances sur Alpha du Centaure jusqu'à aujourd'hui ).

oooooooooooooooooole , Don Pedro.
plus concis et juste, te mueras.

ah , si . il y a un "résumé" d'excellente facture par l'ami T69 sur CamposyRuedos ( mais là on a  affaire à un spécialiste. il sait que pour ma part je me suis arrêté à Carlos Biancchi... et à Livourne ).

le match ? pas vu.
je l'ai rincé au  Saint-Joseph de François Villard ( le rêve ! ) précédé d'un Kuyen de chez Antiyal ( vin chilien en biodynamie, court mais au fruit ramassé façon explosion de caste coquilla ) avec au fond des yeux les toiles de Tastet .
Alechinsky m'a donc cueilli vierge et au saut du lit.
béatitude des mots et des silences. je crois que cela s'appelle l'éloquence.

nb : affiche du peintre pour Arles pour " 60 ans d'affiches " ( 2008 ) en illustration.
à consulter aussi " Al alimon " en collaboration avec Alberto Gironella ( l'oeuvre qui ferme le post est de lui, Q.E.P.D. ) et à voir, le documentaire éponyme de Coline Beuvelet ( les films du poulpe ).


mercredi 16 juin 2010

Cieguerias ( Noticias, homenaje, apoyo y cumpleaño )


- Ciego, Cieg...
- Calla y escucha :
Charlie esta en casa y en Talence con  La Nena de Tragabuches y muchas novedades
et puis aussi :
The Deck is back,
Mateo a une primavera de plus ( donde andas Mateo ? feliz cumple, macho - has visto a Tomas ? que Tomas ? pue' un gin tonic ) .
et encore :
c'est presque la Saint-Jean,
L'Albaicin reluce en Buitrago con honor a Eugène,
j'offre une tournée de Rueda (D.O.) pour "apoyer" le compadre Sol y Moscas,
y  por fin,
Arsa y toma.
Maintenant, mojate, que pasa ? quieres hablarme de la p... Copa del mundo ?
- non, non, c'est pas grave, tant pis.
- aaaaah, tu vois.


jeudi 10 juin 2010

Alimonades ( III )


"Un envoûtement est une influence ténébreuse magique portée par des corps, lancée par des corps, transmises et transférées par des séries inépuisables de corps, non pas psychiques mais organiques, pondérables, parfaitement délimitées et dessinées."


Antonin Artaud / Histoire vécue d'Artaud Mômo ( éd. Fata Morgana )



por seguiriyas / al cante : Antonio Nuñez Nuñez "Rancapino " / al toque : Diego Carrasco / al jaleo : quelques dépistés envoûtés au cubata et les cigarras ( ole las cigarras ! ) / lieu : El Rocio





nb : photo de Guenther Bauer pour "Ranca" , pour Artaud...???

mercredi 26 mai 2010

' Tain ( fait chaud )


Fait chaud, pas lourd encore mais chaud.
‘tain sont tous à Vic.
et moi, là à picoler. un plongeon bacchique dans la Loire. celle de François Chidaine, clos baudoin, 2006, appellation Vouvray. c’est l’ancienne parcelle du domaine Poniatowski. j’ai les princes polish qui galopent dans la bouche. droit. c’est aussi ample que minéral et grillé. c’est amorantao.
je fête ma diète gersoise et l’homme de la Puebla vient aux narines me titiller les synapses.
il fête quoi lui ? ah oui, les 50 ans de la disparition de Rafael el Gallo. divin , chauve et fort coutumier de la suerte de la silla.
moi aussi, je suis assis. le clos baudoin tourne dans le verre. Jose Antonio Camacho a toréé en hommage au vieux fumeur de havane sur une quatre barreaux, une dossière au rembourrage un peu rouge vulgaire, laquée de blanc vif, bon marché sûrement.
ça tient la route, je veux dire c’est assez solide pour du Morante.
on connaît son art de la citation in-situ. parfois un peu soulignée à mon goût. mais bon, la faena est à caméra relâchée, croisée.
le Vouvray touche au but.
fait toujours une cagne de tonnerre bien qu’on ne l’entende pas encore.
‘tain, Vic , les Palhas, les Escolar, la concours…merde. les pieds nus et un peu gonflés des braillards de tendido, les bobs, Chambas bourré, les piqueros qui s’essuient la bouche dans le sable qui vole sous les sabots, le bruit du frontal dans le matelas du peto, les han des types en bas les rôts des types en haut, les triomphes aux dépouilles, la tauromachie qui dézingue fort et qui fait honneur à ce qui plastronne au fronton des arènes : « Plaza de toros ».
à nîmes morante fait humer son chenin.
le taureau - le taureau ? – est conforme à ces courses matinales dans le coso gardois : anovillado, un peu flappi, un brin mangeur de miel, a little bear not a grizzly. transparent presque. donc aux embestidas claires bien qu’il ait l’air d’avoir aussi chaud que moi. on comprend qu’il veuille se pintocher dans la franela du torero. il a si soif qu'il en tire la langue.
ce théâtre de sang , quand même, laisse un goût un peu bâtard, fils de la saoulographie et de la pantomime. il éclot ,dans l'avant zénith de certaines ferias, nimbé d’une aura artistique légèrement mûre mais pas blet , ni putride, parce que la beauté de la porte consulaire appelle tout de même le raffinement décadent de l’empire romain , c’est à dire le spectacle de notre filiation et pis c'est tout.
enfin,d’une de nos filiations.
c’est un marronnier nîmois depuis plusieurs années.
les artistes imprévisibles se lèvent tôt, ils savent bien (surtout leurs empresarios et la Casas production number one in the world and mañana of the galaxy ) que le duende, ce lombric velu qui ne laisse à personne le soin de finir son jaune au « Prolé » , se laisse surprendre plus facilement au matin petit, sa resaca sacrée dans la besace, un peu pataud, d’où les taureaux proposés, on comprend mieux.
mais ce réveil, généralement, se passe mal, ou pas très bien.
trop pillao por la tajada , le duende.
alors ça ronque et ça ronfle jusqu’à pas d’heure.
la corrida s’étire en longueur, c’est insupportable, on voue le djin en pijous aux gémonies et on sort de là rincé, cuit, affolé par notre côté imbécile heureux qui croit encore à la vierge.
des fois c’est mieux, il se laisse tirer l’oreille voire plus rarement les deux. On en parle un peu dans les pages du Midi-libre, quelques lignes dans Sud-ouest, un post insipide et/ou raccoleur dans Mundogato.
c’est juste attendrissant un duende qui rigole quand on lui chatouille la plante des arpions et qui s’étire, les yeux pleins de lagagnous.
cette année par contre Morante lui a tiré sur la queue et ça, le duende, ce pervers, il adore !
alors forcément la dithyrambe a mis en ébullition la presse qui fabrique et exploite les icônes sans vergogne. on lit des trucs comme quoi il fallait être là pour vivre l’Histoire et qu’ainsi ceux qui n’y étaient pas s’en mordront les couilles pendant des lustres. on fait la nique, quoi !
à Vic certains perçoivent ces laudes malgré le fracas des armes et du pousse-rapière. mais évidemment , eux, ils entendent « nananananère » type cour de récré de maternelle.
" quoi, on est là dans nos pénates gasconnes à s’empoigner sur la caste des Flor de Jara de la veille et on nous surine avec cette…cette…sourdine angélique. les trophées, le coup de la chaise. Et non, on n y était pas non, ubiquité et nous ça fait deux, gros malin ( c’est ce qu’ils diront dans quelques jours, mois, années )."
 mais quand même, cette nîmoise symphonie habituellement un peu bourge et empesée, altière mais concon qui prend là, en deux coups de capotes d'un derviche né au bord du grand oued,  un tournant de sacre du printemps ( enfin, c’est ce qu’on veut faire croire aux gogos )...
tiens je finis mon verre sous l’auvent et je me délecte des coups de vent que soulève la prose des absents.
 ‘tain, c'est bon, fait un pelin moins chaud.
c’est parti :
et la chaise, ce bluff, c’était prémédité ! les gros titres,c’est l’effet loupe médiatique ! et le bicho, vous l’avez vu le bicho, hein, ben non, on l’a pas vu, jejejeje, et pour cause ! et dire qu’ici on s’envoie des trains ! La bataille du rail de rené Clément c’est la version électrique du père Noël à coustat ! quelle indécence ! quelle imposture ! et Aparicio en la UCI ! et les ocho litros de JT ! et les Palhas dans les corrales ! et les cuadri-moteurs - Repose In Peace ô Dubos Georges- de Las Ventas, de la gnognotte o what ? parlons de ce qui est important , por fa'.
bref, cachez ce sein que je ne saurais voir.
rebref :  Morante, comme les autres, torée, bien, un taureau, chèvre, dans une arène, del mozofeliz,en Mai 2010, comme chaque année, et, parce qu’il se trouve que dans le ronron habituel de Pentecôte il y a deux appendices auriculaires, un caudal et une chaise à la con mais qui fait honneur à un très vieux très gitan très fantasque torero dont c’est l’anniversaire post-mortem, eh bien ça landernaute.
‘tain, n’importaouak.
‘ tain fait chaud.
’tain le Chidaine est KO.
‘tain et les ostrogoths de campoyruedo qui doivent signer à tire-larigot leur ‘tain de bouquin alors que j’attends encore une réponse de leur éditeur, pas grand-chose, ‘tain , juste un mot, Monsieur Bruno.
fait chaud, ‘tain.