
Puisque los toros nous laissent quelques heures de répit
puisque mon compagnon de tuyauterie
D'Steckelburjer
aiguillonne la vitalité du lecteur
puisque
intranquilité
invitait
à passer par tras os montes
puisque
Antonio Lobo Antunes
et ce "livre de chroniques III" (chez Bourgois en "points")
est ce qui peut nous tomber de mieux
sur le râble
:
"ce qui me fascinait le plus quand nous arrivions dans la beira alta, c'était la surdité de mon grand-père
puis
ma grand-mère lui hurlait par des gestes que nous étions arrivés,mon grand-père baissait les yeux,souriait, ébauchait un mouvement vers nous mais l'oubliait aussitôt pour répondre à l'appel des pins ou à quelque urgence céleste.
puis
ses caravelles de fumée, parfaites, rigoureuses, naviguaient vers l'ouest durant tout le mois de septembre, emportant avec elles l'été et les canards sauvages
enfin
à cinquante-sept ans le temps est venu de partir également,de prendre le chemin de l'automne, en abandonnant dans l'armoire aux vieilleries une douzaine de livres, qui sont les seules clefs dépareillées dont je dispose. elles n'ouvrent rien sinon des portes qui n'existent plus."
voilà.
délices qui vous restent entre les mains.