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vendredi 15 mars 2013

Théophanie subliminale (a Sol y Moscas )




...qui de vous grossiers belluaires
qui combattez de pubères bicornes- engraissés
aux tables de Capoue- , saignés
par des bourreaux juchés sur des piedestals
de chair malade, ferait des fioritures
face à des poignards fulgurants
frémissant d'ire et de fureur ?

Qui sa main perfide osa poser
sur le front frisé du roi de la prairie ?
dans le grand vent des campagnes où soudain il se retourne
et agite ses poignards
qui de vous impunément
défia sa colère ?
(...)
Son éclair lui vient de Zeus, son trident
de Poséidon ; dans sa tour brûle
le feu sacrée sans la royale licence
d'Héphaïstos; et ses roues de fer
que jamais
Vulcain dans sa forge ardente
n'eût pu fabriquer avec sa science métallurgique,
sillonnent la terre, tandis que sur ses flancs
le Serpent Voyageur, unissant
et nouant sa tête et sa queue,
a pu souder
les continents avec ses écailles froides.
(...)
Ô Géryon,  notre père, que jamais nous ne soyons
vassaux des hommes et des chevaux !

Fernando Villalon/ La Toriada/ Ed.Mare Nostrum/ Trad. Jacques Issorel

lundi 10 mai 2010

Como el pan y el oro



" El ring es un hombre solo. El boxeador es un hombre solo. El ring es un cuadrado blanco, marcado por la sangre, el sudor, el agua, el polvo y la resina donde se representa el drama. Sangre, sudor, lagrimas.. Exitos raros y fracasos frecuentes. Una toalla vuela como una paloma derribada por un disparo."

Eduardo Arroyo



"...simple y puro , como el pan y el oro."

Ernest Hemingway ( à propos de Kid Tunero )



"...promène à travers le monde un numéro qui permette de voir le spectacle de ta force fragile. La compétition est peu de choses comparée aux trésors de ta danse terrible."

Jean Cocteau ( carte adressée à Panama Al Brown )



Joselillo ramassé par la douleur des Dolores
comme Cravan
Arthur
cueilli par la corne du gant
de Jack Johnson
au premier assaut
en la Monumental de Barcelona
el 23 de Abril
1916

Rafaelillo
fragile
et têtue sardine
baignant sa muleta dans l'huile 
de l'allonge d' Al Brown

ay ! ! !
tu toreria
Fernando
est un langage des signes
dans lequel s' enmurent les ombres
de la misère muette d' Eugène Criqui

je n'étais pas à Madrid, Las ventas del Espiritu Santo un dimanche de Mai, mais il me semble avoir vu ce qui s'y est tramé en arpentant quelques jours avant la Sala del Museo de Las Francesas , Valladolid , expo " boxeo y literatura" , autour de l'oeuvre et les objets fétiches rassemblés par Eduardo Arroyo dans sa quête d'amateur du noble art. on sort de là et nos yeux pleurent du cuir et les gongs fêlent nos têtes. presque comme une émotion d' Aguirres balancée en uppercut au menton.