Affichage des articles dont le libellé est pessoa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pessoa. Afficher tous les articles

mercredi 15 octobre 2008

Petite laine en bord de tage


le portugal est certainement une des plus belles choses qui me soit arrivée de connaître, de goûter, de lire, de regarder, de partager. il y a peu en fait. bien après l'espagne. ce fut comme une fraiche montée de limon.
à ce propos, il y a un texte, dont le lien est là, qui est beau comme un bord de tage.
l'auteur, laurent larrieu, use de mots qui font une haie d'honneur avec ce qu'il faut de saudade à nos frères lusitaniens au travers de la figure ganadera des palha.
en cette fin de temporada un peu bizarre et morose (seuls les feux saint-séverins lancent encore des étincelles avec force au loin. on en reparle d'ailleurs très vite) le ciego profite de cette opportunité d' aficiones pour lancer un appel à toutes les amitiés du quartier virtuel.
oh, rien de grandiloquent, de définitif ou même de semblant de colère ou de harangue pour monter à la charge des créneaux d'où on nous méprise un peu, quand même, ces temps derniers (le mépris, c'est quand on n'a pas assez de force pour être indifférent ) mais à l'inverse, un morcau de pure poésie , celle de fernando (comme palha, comme villalon ) pessoa pour nous mettre sur l'épaule un peu de laine d'espoir.

"Amenez vos rêves sur cette terrasse d'où l'on voit la mer. Je veux rêver avec vous à haute voix, que ma voix tisse avec les vôtres une histoire où nous puissions nous défendre de la vie comme dans un cocon. (...) Je veux que nous rêvions ensemble. Si certains vivent ensemble, pourquoi d’autres ne rêveraient-ils pas ensemble ? Y a-t-il une différence certaine entre le rêve et la vie ?"
(fernando pessoa / le privilège des chemins / éd. jose corti )

samedi 31 mai 2008

intranquilité


un nom dans ce qui précède :

Palha
.


un lieu :

le campo du Portugal
.


et ce pays lusitanien
merveilleux

où résonnent les voix
de l'écriture multiple
des grands éditeurs
de la poésie
.

Lisbonne
ville d'amitié
où l'art de tomber amoureux semble
flotter sur le Tage

comme "Dans la ville blanche" d'alain Tanner

une terre
pour les fluides



ceux de
Lobo Antunes
Saramago
miguel Torga
Al Berto
nuno Judice
Camões
.
.
.

et Pessoa

avec sa malle pleine de gens (dixit antonio Tabucchi)
intranquilles


cette intranquilité
jesus manuel El Cid
ira la chercher
dans quelques heures
au puits de chaque arrancada
des victorinos,
ceux de la légende.
du moins on l'espère.


suerte pa'todos.



ludo