jeudi 29 janvier 2009

Ida y vuelta ( correspondance flamenca )


une pause au creux de cette faena d'encre.
juste pour signaler que vient de se terminer le festival flamenco de nîmes.
et que le ciego ne s'y est pas rendu.
c'est loin, c'est loin,
c'est pour les beaux jours où on pourra fermer le bar en semaine et le week-end aussi. on concrétisera alors tout ce qu'on a toujours rêvé de faire : la feria de muchamiel et le festival flamenco de nimes.
entre autres choses.



mais françois bruschet de "campos y ruedos" m'a proposé tous les jours ou presque des photos à partager.
de belles photos.
habitées par la lumière des corps qui cherchent le chant.
car que l'on danse une pata por buleria ou que l'on joue por rondeña sur le manche d'une guitare esteso, ou a fortiori lorsqu'on entre por alegria par le fameux "tirititran" , on est dans la recherche de l'appel du chant, sa lutte des forces primordiales, son écho ancestral qui peut laisser exangue.
sans le chant, rien.
nous avons donc entamé une correspondance , un aller et retour des mots, entre son oeil avec sa main réunis (la main mène au coeur, l'oeil au cortex mais souvent ça se mélange) et mes impressions lointaines , subjectives, imprécises mais ouvertes à la sincérité des images et des mots de françois, mes digressions aussi, alliées à mes envies de communier cette aficion al flamenco qui taraude toute une partie de ma vie.
si la gageure vous dit, c'est par là.

mardi 27 janvier 2009

Le lancier / El varilarguero


La cigarière n' a pas planté
où il fallait
son oeuillet noir.

La cigarière l'a effeuillé
sur un mauvais destin.

Elle aurait dû s'apercevoir,
que le centaure a les doigts jaunes
de tabac brun.


No le clavo la cigarrera
donde hace falta
su clavel negro.

La cigarrera lo hojeo
en mal fario.

Habriase dado cuenta,
que el centaurio tenia
amarillados dedos
por el negro.




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samedi 24 janvier 2009

Capote




La bête plante
sa féconde abondance
au capote
jusqu'à la trame intime.

Curro et Rafael
en font des parchemins , équinoxes
ou solstices aigus
de l'oeil qui sait lire :
"Il n'y a pas que ce qu'il y a
mais d'abord la persistance..."


El burel clava
a chorros fecundos
el capote
hasta el mas intimo
de su trama.

Curro y Rafael
hacen pergaminos , equinoccios
o agudos solsticios
del ojo que sabe leer :
" No hay solamente lo que hay
pero primero lo que se resiste ..."




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mardi 20 janvier 2009

Sortie / Salida



Tu étais
bos taurus aquatique
caché au fond des lacs.
Tu deviens
Taureau des étoiles,
dieu de la lyre d'Ur
conservant ta semence cosmophore.

Le ciel dur n'est que bleu,
tu mugis
comme avant l'orage.


Fuiste
bos taurus acuatico hundido
en la profundidad de lagos.
Te vuelves
Toro de estrellas,
dios de la lira de Ur
vigilando a tu semen cosmoforo.

El cielo fuerte
no es mas que azul,
muge igual
que antes de la tormenta.



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vendredi 16 janvier 2009

Paseo



Entre le patio des chevaux
et le premier sable
cette matrice
imbibe sous la dentelle,
le carton bouilli
les bas rosés, le métal précieux.

La sueur est une horloge.

Puis c'est le soleil
ce surin dans la nuque.

Chacun laisse dans l'air
sa peau
et sur l' inexorable
une trace se creuse :
un sillon de caravane.

(vite, que viene el toro
pour être sûr d'un moment de calme. )

Entre el patio de caballos
y la arena primera
la matriz
empapa bajo del encaje,
del carton hervido
de las rosas medias, del precioso metal.

El sudor es un reloj.

Pues se da el sol
esa faca en la nuca.

Cada uno deja en el aire
su piel
y por el ineludible
una huella se abre :
un surco de caravana.

(de prisa, que viene el toro
por sentirse cierto de un tiempo de calma )




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mardi 13 janvier 2009

Campo




Un frisson lisse ses ailes
dans la neige amère.
Ce mai andalou oublié,
de pharaonnes et de baisers d'azur,
de taureaux mauves aux cornes d'oranger,
ne pas s'inquiéter.
Une brise les ramènera.


Un escalofrio sus alas alisa
en la nieve amarga.
Este mayo andaluz olvidado,
de faraonas y de besos azules,
de toros morados con cuernos naranjeros.
Que no se apuren.
Una brisa les hara renacer.





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jeudi 8 janvier 2009

Prélude / Preludio


Prélude

Quelques heures
sous la lune déjà.
Il contemple la rousse cithare
allumeuse des sentiers,
des deuils en sursis.
Presqu'un jour
à fouiller les flancs d'une mère
avec cette sentinelle de rosée
limon laiteux par-delà les déserts
les marais.
La luna, torito, la luna
de l'obscurité le moyeu
alluciné
puis exsangue
tu seras le captif.

Preludio

Unas horas ya
por debajo de la luna.
A la citara rojiza admira
como prenden los senderos
los lutos condicionales.
Casi un dia
en hurgar los lomos maternos
con la sentinela de rocio
legamo lechoso mas alla de desiertos
de marismas.
La luna, torito, la luna
del cerrazon el cubo
alucinado
y palido
seràs su cautivo.




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