

Je suis dans la clarté qui s'avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir
Un sentier s'en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l'infirmerie
Je ne sens pas l'odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part
Être captif, là n'est pas la question
Il s'agit de ne pas se rendre
Voilà.

Diego Urdiales, Joselillo, Morenito de Aranda, Sergio Aguilar, Fernando Cruz
cinq ciseleurs de terrils
cinq feux toreros
cinq coeurs au milieu.
où sont-ils à rêver
de leur " clarté qui s'avance" ?
nb : le poème est de Nazim Hikmet.
les photos sont diverses , piochées et libres, que les montreurs d'images en soient remerciés.
et par-dessus tout, un abrazo fraternel à Sol y Moscas.

